Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Certains participants du camp d'été de la BCV estiment avoir gagné en assurance après avoir écouté les conseils prodigués par les capital-risqueurs et autres coaches en développement d’entreprise et networking de la Silicon Valley.

Innovation

La BCV lance son quatrième camp d’été dans la Silicon Valley

Depuis quatre ans, la Banque Cantonale Vaudoise envoie en Californie des étudiants désireux de créer leur propre entreprise. Des anciens participants livrent les clés de leur réussite

Les inscriptions sont ouvertes. La Banque Cantonale Vaudoise (BCV) a présenté jeudi les grandes lignes son quatrième camp d’été dans la Silicon Valley destiné aux étudiants. Depuis 2013, dix étudiants des hautes écoles vaudoises, triés sur dossier, sont accompagnés dans la région de San Francisco pour s’imprégner de l’esprit d’entreprise qui anime cette vallée californienne. L’itinéraire 2016 n’est pas encore déterminé. Mais Mozilla, Facebook ou Google figuraient au programme des éditions précédentes.

Pour Christian Jacot-Descombes, porte-parole de la BCV, le but du projet n’est pas d’envoyer en Californie des entrepreneurs avec une idée éprouvée mais de «faire germer une petite graine» chez des étudiants vaudois de 18 à 25 ans. «Nous avons un milieu économique favorable, des talents et nous sommes situés dans un carrefour international, a-t-il rappelé jeudi lors d’une conférence de presse à Lausanne. Pourtant, contrairement aux États-Unis, les jeunes ont ici moins ce réflexe de chercher à créer leur entreprise. Alors que notre place financière est remise en question, il devient fondamental de trouver de nouveaux relais de croissance.»

Apprendre à se vendre

Clément Javerzac, 25 ans, a participé à la dernière édition en août 2015. Venu témoigner de son expérience, ce doctorant en physique de l’EPFL estime avoir gagné en assurance après avoir écouté les conseils prodigués par les capital-risqueurs et autres coaches en développement d’entreprise. Clément Javerzac espère lancer ces prochains jours une machine qui permettra de prédire les pannes avant qu’elles n’aient lieu. Son «elevator pitch» – une présentation qui doit convaincre dans la courte intimité d’un voyage en ascenseur –, il l’a perfectionné en Californie: «Imaginez que vous entendez un bruit sourd quand vous conduisez. Un bon garagiste pourra, en tendant l’oreille, vous dire quelle pièce est en train de vous faire défaut.» L’idée est de pouvoir répliquer cela en analysant les variations de l’empreinte digitale acoustique de réacteurs d’avion ou de turbines évoluant dans des conditions hostiles.

A son retour de Californie, Paul-Edgar Levy, 22 ans, a, lui, lancé l’application pour smartphone Sqeedtime, qui permet d’optimiser son temps consacré aux loisirs en facilitant la recherche d’activités et de partenaires pour la pratiquer. Son application a été téléchargée 2700 fois. Cet étudiant des HEC de l’Université de Lausanne garde, lui aussi, un très bon souvenir d’un voyage où il a rencontré des Suisses qui réussissent dans la Silicon Valey et appris à «voir plus grand». «Là-bas tout le monde a une idée, même les chauffeurs de taxi, témoigne Paul-Edgar Levy. Et ils n’ont pas peur de vous en parler pour la faire évoluer.»

Démystifier la Silicon Valley

Mais le voyage a aussi permis de démystifier la Silicon Valley. Malgré de belles rencontres, Clément Javerzac ne rêve pas de s’y installer. Pour ce natif de Toulouse, «the place to be» en matière de hardware est davantage la région lausannoise, avec ses infrastructures de nanofabrication et la proximité entre universités et entreprises, que la Californie, où la compétition est plus féroce.

Le canton de Vaud et sa forte densité académique représentent un terreau fertile pour les start-up. En 2015, 173 millions de francs ont été investis dans le capital des jeunes pousses, selon le dernier rapport Swiss Venture Capital. Le canton génère, avec Zurich, l’autre leader du classement, pas moins de 51% des investissements suisses dans ce type d’entreprises.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)