Ericsson a annoncé lundi 1.500 suppressions d’emplois supplémentaires dans le cadre d’un plan de restructuration entamé début 2009 qui a lourdement pesé sur son bénéfice net, en chute de 92% et très inférieur aux attentes.

Le numéro un mondial des réseaux mobiles indique dans son rapport financier que son plan de réductions de coûts lancé en janvier 2009 et qui doit être achevé au deuxième trimestre 2010, devrait entraîner la suppression de 6.500 emplois contre 5.000 initialement annoncé.«Le (nombre de) 5.000 a été dépassé et devrait atteindre approximativement 6.500» suppressions d’emplois, indique Ericsson.

Inférieur aux attentes

Entre octobre et décembre, le bénéfice net part du groupe a chuté de 92% à 314 millions de couronnes (30,7 millions d’euros) contre 3,89 milliards un an auparavant, affecté par les éléments exceptionnels, indique le suédois. Le résultat trimestriel est largement inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 3,23 milliards de couronnes, selon un consensus réalisé par Dow Jones.

Au quatrième trimestre, les frais de restructuration se sont élevés à 4,3 milliards de couronnes (contre 2,3 milliards un an plus tôt), pour un total annuel de 11,3 milliards en 2009 (contre 6,7 milliards en 2008).

Le chiffre d’affaires trimestriel ressort lui en baisse de 13% à 58,3 milliards de couronnes, dans un contexte de crise économique et de concurrence accrue chez les équipementiers télécoms marquée par l’émergence du chinois Huawei.

«Durant la deuxième moitié de 2009, les ventes des réseaux ont été affectées par une baisse des dépenses des opérateurs sur plusieurs marchés», commente Hans Vestberg, le PDG d’Ericsson, cité dans le rapport, qui cite l’Europe centrale, le Moyen-Orient et l’Afrique comme les marchés les plus affectés.

Les deux coentreprises d’Ericsson, Sony Ericsson et ST-Ericsson, qui ont annoncé des pertes vendredi, ont également pesé négativement sur les comptes, avec une charge négative de 1,46 milliard de couronnes contre 1,28 milliard un an plus tôt.