«Le troisième trimestre est marqué par un rebond des ventes et du bénéfice», constate avec satisfaction Daniel Vasella, à l'occasion de la présentation des résultats de Novartis à fin septembre. L'année 2008 du groupe pharmaceutique bâlois se terminera mieux qu'elle a commencé. La division pharmaceutique enregistrera une croissance «moyenne à un chiffre» alors que les précédentes prévisions faisaient état d'une croissance inférieure à 5%.

A fin septembre, le groupe livre une augmentation de 12% de son chiffre d'affaires, à 31,4 milliards de dollars. Certains marchés émergents, comme la Chine ou la Russie, enregistrent une progression de plus de 30%, alors que la hausse moyenne de sept pays émergents dont le Brésil, l'Inde, ou la Corée du Sud, atteint 17%. Le marché américain, par contre, est en recul de 4%, à 9,6 milliards de dollars sur neuf mois, mais a retrouvé une évolution positive durant le troisième trimestre (+ 4%).

La marche décevante des affaires outre-Altantique, y compris dans le secteur des médicaments génériques (Sandoz), a poussé la direction de Novartis à prendre des mesures drastiques. Un nouveau modèle d'affaires, régionalisé et centré sur les besoins directs des patients, sera introduit dès l'an prochain. Les équipes de ventes seront dirigées localement et non plus au niveau national, ce qui entraînera la suppression de 550 emplois. Le plan de restructuration du groupe avance plus rapidement que prévu. Après neuf mois, 2683 postes, sur 98 000, ont été supprimés. L'objectif consiste à réduire les coûts de 1,6 milliard de dollars en 2010 par rapport à 2007.

Peu touché par la crise financière

Novartis, qui ne possède ni actions ni obligations de sociétés financières, est très peu touchée par la crise financière. Le bénéfice opérationnel progresse de 24%, à 7,3 milliards de dollars à fin septembre. Le bénéfice net augmente de 19%, à 6,7 milliards.

L'intégration de la petite entreprise bâloise Speedel se déroule comme prévu alors que l'achat, à Nestlé, d'une participation de 25% dans le fabricant de produits ophtalmologiques Alcon, se solde par une perte nette de 5 millions de dollars au troisième trimestre.