Le géant pharmaceutique rhénan Novartis a publié mardi un bénéfice net en hausse de 8% au premier trimestre, à 2,2 milliards de dollars (2,11 milliards de francs) et a confirmé ses objectifs pour 2022. Sur les trois premiers mois de l’année, il a engrangé des recettes de 12,53 milliards de dollars (12,02 milliards de francs), en hausse cosmétique de 1,0%. La contribution du coeur de métier dans les médicaments originaux (Innovative Medicines) a grappillé 0,7% à 10,18 milliards, quand celle des génériques et biosimilaires (Sandoz) a progressé de 2,1% à 2,36 milliards.

La rentabilité opérationnelle a suivi une pente à peine plus marquée. L’excédent d’exploitation (EBIT) de base a enflé de 3,2% à 4,08 milliards. Le bénéfice net de base s’est en revanche contracté de 4,7% à 3,25 milliards. La performance s’avère peu ou prou conforme aux projections des analystes consultés par AWP, qui articulaient en moyenne un chiffre d’affaires de 12,57 milliards, un EBIT de base de 4,08 milliards et un bénéfice net ajusté de 3,21 milliards.

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Garder ou revendre Sandoz?

Les recettes d’Innovative Medicines déçoivent quelque peu, quand Sandoz constitue une bonne surprise. Les ventes de médicaments génériques avaient pâti de la pandémie début 2021, mais Sandoz a vu ses ventes en monnaies locales remonter de 8% à 2,4 milliards de dollars après un recul au premier trimestre 2021 durant les confinements qui avaient fait baisser la demande pour les traitements pour la toux et les rhumes hivernaux. L’examen de la stratégie de cette filiale progresse, le groupe prévoyant toujours de prendre une décision d’ici «fin 2022 au plus tard», précise-t-il.

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Après s’être déjà séparé en 2019 d’Alcon, sa filiale spécialisée dans l’ophtalmologie en l’introduisant en Bourse, Novartis avait annoncé en octobre qu’il soupesait différentes options pour Sandoz, envisageant aussi bien de la garder que de s’en séparer. Pour 2022, le groupe s’attend toujours à une croissance moyenne des ventes de l’ordre de 5%.