Pharma

Le bénéfice net de Novartis a baissé de 8% au premier semestre

Face à une hausse des investissements et à la concurrence des génériques, le groupe se montre prudent pour son objectif de bénéfice annuel

Le géant pharmaceutique Novartis, en pleine transformation, a publié mardi des chiffres en baisse pour le premier semestre et s’est montré prudent pour son objectif de bénéfice opérationnel annuel face à une hausse des investissements et à la concurrence des génériques.

Son bénéfice opérationnel sous-jacent pour 2016 «devrait être globalement en phase avec l’exercice précédent ou baisser à un taux à un chiffre bas», a-t-il prévenu dans un communiqué, en raison notamment de l’augmentation prévue des dépenses pour soutenir le développement de l’Entresto, son nouveau médicament contre l’insuffisance cardiaque, sur le marché américain.

Les ventes comparables à celles de 2015

Les ventes annuelles devraient, elles, être largement en ligne avec celles de 2015, à taux de change constants, dans la mesure où les produits de croissance devraient compenser l’impact de la concurrence des génériques.

Sur les six premiers mois de l’année, le bénéfice net a reculé de 8% à 3,8 milliards de dollars (3,4 milliards d’euros). Le chiffre d’affaires a quant à lui reculé de 2% à 24 milliards, plombé par la force du billet vert et la concurrence des médicaments génériques. A taux de change constants, les ventes ont progressé de 1%.

La concurrence des génériques des autres marques

Le groupe, qui a remis à plat ses activités pour les réorganiser autour de trois pôles, a vu les ventes de sa division Médecines innovantes stagner à taux de change constant, la hausse des volumes, qui ont grimpé de 7%, ayant été affectée par les médicaments génériques, qui ont pesé à hauteur de 6%, ainsi que les prix, en repli de 1%.

Novartis est lui-même actif dans les médicaments génériques par le biais de sa filiale Sandoz, qui a pour sa part enregistré une hausse de ses recettes de 4%.

Alcon, sa branche dédiée à l’ophtalmologie, a quant à elle vu ses recettes décliner de 2% à taux de change constants, plombées par un repli des produits de chirurgie face à un ralentissement des équipements pour la cataracte. Le groupe s’est attelé à redynamiser la croissance de cette division, à la peine.


 

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