L’Union Bancaire Privée (UBP) a publié mercredi à Genève des résultats annuels mitigés. Si le bénéfice net s’est maintenu à 216 millions de francs, les fonds sous gestion ont continué de diminuer surtout en raison d’effets de change négatifs, a indiqué la banque.

Pour l’exercice 2010, l’UBP a dégagé un bénéfice net consolidé de 216 millions, soit une profitabilité identique à celle enregistrée en 2009. La masse sous gestion s’élève à 65 milliards de francs au 31 décembre 2010, contre 75 milliards à fin 2009. Elle était encore de cent milliards il y a deux ans, fin 2008.

Les revenus sont en légère baisse: ils se sont montés à 766 millions de francs pour l’année, contre 806 millions pour 2009 (1,15 milliard en 2008). La marge d’intérêt reste quasi inchangée à 162 millions (166 millions en 2009). Les charges d’exploitation ont atteint 493 millions (-1%).

Le ratio charges/produits consolidé du groupe est de 65%. Le total du bilan atteint les 18 milliards de francs, et le rendement des fonds propres est de 12,8% sur l’exercice 2010, a précisé l’établissement. Globalement, le bilan est demeuré stable.

Nouveaux marchés

Dans un marché favorable, les opérations de négoce sont en augmentation et s’élèvent à 195 millions, contre 138 millions il y a un an. Les objectifs de la division de Private Banking sont de développer les marchés en croissance comme le Moyen Orient, l’Asie, l’Europe de l’Est et l’Amérique latine, et de développer l’offre européenne onshore.

Une nouvelle gamme de fonds de placement a été lancée, avec une quinzaine de produits orientés sur les marchés émergents. «La poursuite d’une gestion conservatrice du risque permet à l’UBP de maintenir une solide assise financière et d’afficher un bilan fort», a affirmé l’UBP.

Affaire Madoff close

Ces résultats tiennent compte de l’accord que l’UBP a conclu avec le liquidateur américain chargé de la mise en faillite de la société Bernard L. Madoff Investment Securities. «Cet accord a permis à la banque de clore définitivement ce chapitre», a indiqué l’UBP.

Selon cet accord conclu en décembre dans le cadre de la mise en faillite de la société de Bernard Madoff aux Etats-Unis, la banque genevoise avait annoncé s’acquitter d’un montant compris entre 470 et 500 millions de dollars.

Pour mémoire, la banque genevoise avait été visée par une plainte en nom collectif en mai 2009 par d’anciens clients l’accusant d’avoir dilapidé leurs fonds en les investissant dans la firme de Bernard Madoff.