Bilans

Le bénéfice de Swiss a bondi en 2017

La filiale de Lufthansa enregistre une hausse de 31% de son bénéfice, pour un chiffre d’affaires qui croît de 3%. Le groupe allemand connaît également une embellie

Grâce notamment à des avions plus performants, Swiss a publié «l’un des meilleurs résultats de son histoire». Le bénéfice d’exploitation (EBIT) de la compagnie aérienne, en mains du géant allemand Lufthansa, a bondi de 31% à 561 millions de francs.

Le chiffre d’affaires de Swiss International Air Lines (Swiss) a progressé de 3,2% à 4,95 milliards de francs. Cette amélioration est due à l’utilisation d’avions de plus grande capacité et de taux d’occupation (passagers et fret) en hausse, a indiqué jeudi la compagnie aérienne.

Au 4e trimestre, le chiffre d’affaires a augmenté de 1% à 1,24 milliard de francs. Le bénéfice d’exploitation a simultanément grimpé de 24% à 101 millions de francs.

Poursuites du renouvellement de la flotte

«La conjoncture économique favorable et l’affaiblissement du franc suisse ont stimulé les affaires. Les avions à la fois plus gros et plus performants, une gestion rigoureuse des coûts ainsi que le faible prix du kérosène ont également eu des effets positifs sur le bénéfice d’exploitation», précise Swiss.

Entamé en 2016, le renouvellement de la flotte de la compagnie s’est poursuivi en 2017. Sur ses lignes long-courriers, Swiss a mis en service deux nouveaux avions de type Boeing 777-300ER, en remplacement des Airbus A340-300.

En juin 2017: Swiss jugée meilleure compagnie aérienne européenne

Trois Bombardier CS100 et sept Bombardier CS300 ont été introduits sur les vols court et moyen-courriers. Ils ont remplacé les derniers avions de type Avro RJ100.

Mise ne place d’un nouveau concept culinaire

«Les investissements dans notre produit premium portent leurs fruits» constate Thomas Klühr, directeur général. L’objectif de marge EBIT de 8% a été dépassé, ce qui «nous permet de garantir durablement notre capacité d’investissement et de croître en phase avec la demande».

La compagnie continuera à investir durant l’année en cours dans son offre premium. A terme, tous les avions long-courriers de Swiss disposeront d’un accès internet à bord. Ceux des lignes court et moyen-courriers en seront également équipés à partir de 2019.

Fin mai, Swiss va lancer un nouveau concept culinaire sur ses vols court et moyen-courriers au départ et à destination de Genève (à l’exclusion de New York et de Zurich). A l’avenir, tous les passagers de la compagnie pourront moduler à leur guise leur repas à bord, outre l’offre culinaire de base incluse, selon leur catégorie tarifaire.

Zurich-Kloten, «l’aéroport le plus restreint de sa catégorie»

Pour 2018, Swiss s’attend à une pression continue de la concurrence et à une nette hausse du prix du pétrole. Le résultat sera légèrement plus bas que l’année dernière.

Dans les années à venir, la compagnie ajoute «qu’il sera crucial de doter l’aéroport de Zurich de perspectives de croissance répondant à la demande du marché. Aux heures de pointe, le hub zurichois fonctionne déjà à sa limite de capacité absolue».

Selon Thomas Klühr, Zurich-Kloten est «l’aéroport le plus restreint de sa catégorie en Europe. En raison des nombreuses restrictions imposées au hub zurichois, une croissance ne peut pas être planifiée à moyen et long terme».


Lufthansa est en pleine forme

Pour sa part, Lufthansa, No 1 européen du secteur, a publié un bénéfice net record de 2,36 milliards d’euros en 2017, exercice marqué par la fin d’un long conflit avec ses pilotes et la disparition de son rival Air Berlin.

Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset tablaient sur 2,28 milliards d’euros.

«Les efforts de ces dernières années ont payé» et «nous avons atteint le meilleur bénéfice de l’histoire de notre entreprise», s’est félicité Carsten Spohr, cité dans un communiqué. Le quinquagénaire vient de voir son contrat à la tête de Lufthansa prolongé de 5 ans, jusqu’à fin 2023.

Comme escompté, la finalisation en décembre d’un accord avec ses pilotes après une dizaine de mouvements de grève a engendré un effet positif, à hauteur d’environ 580 millions d’euros, sur les comptes du transporteur allemand.

La maison mère des compagnies Lufthansa, Eurowings, Swiss, Brussels Airlines et Austrian Airlines a également profité d’une hausse du prix des billets, de la consolidation dans ses comptes de Brussels Airlines (rachetée fin 2016), d’une embellie dans le fret et de l’intégration d’avions auparavant opérés par Air Berlin, deuxième compagnie allemande qui a mis la clé sous la porte à l’automne dernier.

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