Le trading obligataire est une formidable source de revenus pour les banques ayant pignon sur rue à Wall Street. Au 1er trimestre, la première d’entre elles dans ce domaine, Goldman Sachs, y a augmenté ses revenus de 13%, à 7,4 milliards de dollars (7,9 milliards de francs), soit 60% du total de ses revenus. Le groupe a ainsi pu publier la semaine dernière un bénéfice de 3,5 milliards de dollars. En hausse de 91% par rapport à l’an dernier, il s’agit du deuxième meilleur trimestre de son histoire.

D’autres banques connaissent un essor similaire. Chez JPMorgan, les revenus tirés du marché obligataire ont quasiment été multipliés par dix au premier trimestre, à 5,5 milliards de dollars. Ils ont doublé à 2,7 milliards du côté de Morgan Stanley et s’inscrivent en hausse de 15,7% à 5,5 milliards pour Bank of America.

Les banques étrangères actives aux Etats-Unis tirent également profit des bonnes conditions sur ce marché. Les revenus de Credit Suisse Group s’y sont montés au premier trimestre à 3,2 milliards de francs. Ce chiffre est certes en repli de 18% en rythme annuel, mais reste supérieur aux revenus tirés du marché des actions, 1,9 milliard de francs sur trois mois.

Première source de revenus

Pour nombre de groupes bancaires actifs à Wall Street, le marché obligataire est actuellement de la première source de revenus. D’autres, comme Credit Suisse Group grâce à la gestion de fortune et la banque de détail en Suisse, sont plus diversifiés. La bonne santé de ce marché s’explique notamment par une hausse des volumes d’achats et de ventes par de nombreux intervenants. De plus, le volume d’émission de créances reste très élevé, même s’il s’est quelque peu replié par rapport au 4e trimestre 2009. De nombreuses sociétés cherchent à bénéficier des taux d’intérêt très bas pour se financer à bon compte.