Timide et introverti, Bernard Arnault n’en reste pas moins un redoutable adversaire lorsqu’il décide d’augmenter le portefeuille de son groupe, le numéro un mondial du luxe LVMH (Louis Vuitton, Bulgari ou encore TAG Heuer, Hublot et Zenith). Sa dernière cible, Tiffany & Co., lui permettrait d’attaquer de front le groupe de luxe genevois Richemont et ses fers de lance joailliers que sont Cartier et Van Cleef & Arpels.

Mais depuis quelques semaines, l’accord de rachat du joaillier américain par LVMH semble fortement compromis. Signé en novembre dernier pour un montant record de 16,2 milliards de dollars, il devait prendre effet fin août. Quelques jours avant la date butoir, les deux sociétés communiquent un report de l’opération au 24 novembre.