Le groupe minier anglo-australien BHP Billiton a mis mardi 7,3 milliards de dollars sur la table pour acquérir l'australien WMC. Ce dernier possède la quatrième réserve mondiale de cuivre, le tiers des réserves d'uranium de la planète et les troisièmes de nickel.

BHP Billiton a lancé une offre amicale sur WMC à 7,85 dollars australiens par action en numéraire, ce qui valorise le groupe à 7,3 milliards de dollars US. WMC était sous le coup d'une offre hostile de la société suisse Xstrata (LT du 12 février) à 7 dollars australiens par action.

Contrairement à celle de

Xstrata, l'offre de BHP Billiton a reçu le soutien des membres du conseil d'administration de WMC, qui ont recommandé aux actionnaires de l'accepter en l'absence de proposition supérieure et qui vendront leur propre participation au prix proposé.

Xstrata en a tiré les conclusions qui s'imposaient: le groupe basé à Zoug et coté à Londres s'est retiré de facto de la course en annonçant qu'il ne relèverait pas son offre, sans faire d'autres commentaires.

Cuivre, nickel et uranium

Pour BHP Billiton, cette acquisition est l'occasion d'enrichir sa production et de répondre ainsi à la demande toujours plus forte de la Chine notamment. Le cuivre, largement utilisé dans le bâtiment et l'électricité, est l'un des métaux les plus recherchés à l'heure actuelle. La Chine absorbe environ 15% de la production mondiale. Les cours du cuivre évoluent à leur plus haut niveau depuis 16 ans.

Outre le cuivre, BHP Billiton mettra la main sur les réserves de nickel de WMC, un métal indispensable à la fabrication d'acier inoxydable. Enfin, le rachat de WMC permettra à BHP Billiton de devenir un producteur majeur d'uranium au moment où l'Inde, la Chine et la Russie envisagent de construire des douzaines de réacteurs nucléaires.