Malaisie

Des biens confisqués à l’ex-premier ministre malaisien estimés à environ 234 millions d’euros

Najib Rajak, qui était au pouvoir de 2009 à 2018, est soupçonné d’avoir détourné environ 640 millions d’euros via la société publique 1Malaysia Development Berhad. Il a toujours nié toute malversation

Des biens saisis dans le cadre de l’enquête pour détournements de fonds visant l’ex-premier ministre malaisien Najib Rajak, incluant des bijoux et des sacs de luxe, sont estimés à environ 234 millions d’euros, a annoncé mercredi la police locale.

«Le coût total de tous les biens, prix au détail, va atteindre de 910 millions à 1,1 milliard de ringgits», a déclaré le chef du département de la Délinquance financière, lors d’une conférence de presse, soit l’équivalent de 194 millions à 234 millions d’euros.

Les biens saisis antérieurement comprennent 116 millions de ringgits (24 millions d’euros) en liquide dans 26 devises, quelque 12 000 bijoux, des centaines de sacs à main de grandes marques ainsi que de nombreuses montres.

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En mai, la police avait révélé avoir saisi des centaines de cartons contenant des sacs à main de luxe remplis d’argent et de bijoux, lors de perquisitions dans le cadre de l’enquête pour détournements de fonds visant Najib Rajak, qui fut premier ministre de 2009 à mai 2018.

Interdiction de quitter le territoire

Le nouveau gouvernement issu des législatives du 10 mai, dirigé par le premier ministre Mahathir Mohamad, 92 ans, avait annoncé qu’il souhaitait récupérer les fonds détournés de la société publique 1Malaysia Development Berhad (1MDB), créée par Najib Rajak peu après son arrivée au pouvoir en 2009, et endettée aujourd’hui à hauteur de 10 milliards d’euros. L’ex-premier ministre, soupçonné d’avoir détourné environ 640 millions d’euros, a toujours nié toute malversation.

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Cette affaire, qui secoue la Malaisie depuis plusieurs années, a largement contribué à la défaite cinglante aux législatives de l’ancienne coalition qui était au pouvoir depuis 61 ans et était dirigée par Najib Rajak.

Peu après la prise de fonction de Mahathir Mohamad, Najib Rajak s’est vu interdire de quitter la Malaisie, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à l’étranger.

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