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«Les billets de banque participent à notre liberté individuelle», selon Eric Boissonnas

Face à la concurrence numérique, le patron du fabricant de planches à billets KBA-NotaSys croit à la survie des coupures, garantes de l’anonymat des données. Son entreprise mise sur la sécurité, des équipements plus efficients et le service au client

Par carte, sans contact, par smartphone ou grâce à des cryptomonnaies: les moyens de paiement numériques se multiplient. Ils mettent l’industrie du billet de banque sous pression, la poussant à sortir de son historique discrétion, pour défendre l’attrait des coupures. Après Sicpa, qui ouvrait son usine secrète d’encres de sécurité cet été au Temps, c’est au tour de KBA-NotaSys d’entrouvrir ses portes, bien gardées, derrière lesquelles sont conçues les planches à billets équipant les imprimeries de nombreuses banques centrales. L’entreprise revendique l’utilisation de ses machines pour 95% des coupures produites dans le monde.

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