Avant son élection au Conseil fédéral en 2010, Johann Schnei­der-Ammann était à la tête de l’empire industriel construit par sa belle-famille. La fabrique de machines de chantier Ammann avait été créée en 1869 à Langenthal. Né Schneider, prénommé Johann Niklaus, l’ingénieur formé notamment à l’Institut national supérieur européen de l’administration des affaires (Insead) de Fontainebleau ajouta le patronyme de son épouse lorsqu’il prit la direction du groupe. Plus tard, le second prénom passera à la trappe. En 1999, il fut élu au Conseil national sur la liste du Parti radical bernois et propulsé à la présidence de Swissmem, l’association faîtière de l’industrie des machines. Au parlement, il a été un défenseur acharné des accords bilatéraux et a souvent critiqué les managers obsédés par le profit. En 2010, les Chambres fédérales le préférèrent à la Saint-Galloise Karin Keller-Sutter pour remplacer Hans-Rudolf Merz au Conseil fédéral.