Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire

téléphonie

Avec son Blackphone 2, la société genevoise Silent Circle veut détrôner BlackBerry

La société du bout du lac a présenté la nouvelle version de son smartphone cette semaine à la grand-messe de la téléphonie à Barcelone. Forte d’un nouveau directeur général, elle vise le marché des sociétés. Pour cette phase de croissance, elle a levé quelque 50 millions de dollars, a indiqué un de ses cofondateurs

La société genevoise Silent Circle ambitionne de détrôner BlackBerry

Téléphonie Avec son Blackphone 2, présenté cette semaine à Barcelone, la compagnie vise le marché des sociétés

Pour cette phase de croissance, elle a levé quelque 50 millions de dollars

Un téléphone. Noir ébène. Un design totalement épuré, dans la ligne de sa première version. Mais ce n’est pas son style qui fait le Blackphone. La deuxième version de cet appareil désormais ancré à Genève a été dévoilée lundi lors du Congrès du téléphone mobile, qui se tient à Barcelone. Il s’agit donc d’un smartphone de 5,5 pouces doté d’un écran HD et de 3 Go de mémoire vive. Sa particularité se résume toutefois toujours en trois mots: sécurité des données. Le chiffrement de bout en bout, tel est le leitmotiv de la compagnie suisse Silent Circle.

Ainsi, son interface PrivatOS, basée sur une variante blindée d’Android, définit trois espaces de travail (privé, famille ou pro, les «spaces» dans le jargon de Blackphone), ce qui permet par exemple à une même application d’être configurée de trois manières différentes. Parmi les nouveautés figure le «silent store», un magasin d’applications sécurisées qui garantissent la confidentialité des données de l’utilisateur.

Projet de tablette

A cette grand-messe de la téléphonie, Silent Circle a également dévoilé son projet de tablette – encore un peu flou selon plusieurs blogueurs sur place – et sa «première plateforme relative à la vie privée de l’entreprise au monde». Elle se profile ici ouvertement comme le successeur du canadien BlackBerry en visant clairement le marché des sociétés. «En considérant les entreprises qui ont été piratées (Sony, Gemalto, etc.) et celles qui n’en sont pas encore informées, la sécurité au sens traditionnel a failli», estime Bill Conner, cité dans le communiqué. Ce spécialiste de la sécurité et des télécommunications, ancien CEO d’Entrust et président de Nortel, a été engagé début janvier pour diriger l’entreprise.

Silent Circle a été basée sur sol genevois en raison des lois helvétiques sur la confidentialité notamment. Au Grand-Saconnex, elle emploie une partie des 137 collaborateurs du groupe pour les domaines de la vente, des services légaux, de la finance et du support à la clientèle, indique un porte-parole de la société. Elle vient d’annoncer qu’un accord avec la société Geeksphone a été passé, si bien que SGP Technologies, leur filiale commune, et l’ensemble des produits Blackphone deviennent sa seule propriété. Emmené par un as de la cryptographie, Phil Zimmermann, SGP Technologies avait été notamment élue l’une parmi les 25 meilleures inventions de 2014 par la revue Time Magazine.

A Barcelone, l’entreprise a précisé que le Blackphone devrait sortir au milieu de l’année 2015. Le prix devrait être fixé à 649 dollars. Un montant auquel il faut ajouter un abonnement (allant d’environ 10 à 40 dollars). Voilà le prix à payer pour utiliser le «cauchemar des espions» et «déjouer les analystes de la NSA», selon les expressions parfois utilisées pour vanter ce nouvel environnement. Et selon le porte-parole, Lee Thomson, beaucoup sont prêts à s’offrir cette barrière sécuritaire, puisque le «carnet de commandes atteint 750 millions de dollars».

Un des fondateurs, Mike Janke, a finalement dévoilé ces derniers jours le montant levé par la société pour mener à bien ce projet jusqu’à présent: 50 millions de dollars, notamment auprès de l’investisseur Ross Perot et du fonds d’investissement Cain Capital. La prochaine phase de croissance est résolument orientée sur les entreprises.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)