Comme à chaque scandale de blanchiment, la publication des «FinCEN Files» par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) fait ressortir depuis dimanche les critiques sur la façon dont la Suisse lutte contre l’intégration de l’argent sale dans le système financier. Souvent sur la base de constats opposés et en proposant des solutions tout aussi divergentes.

Une lutte contre l’argent sale «archaïque». Une défense «pas efficace». Des banques qui envoient beaucoup de signalements de soupçons, «mais il ne se passe presque rien». Interrogé par les journaux de Tamedia après la publication des «FinCEN Files», Daniel Thelesklaf ne retient pas ses coups contre la lutte anti-blanchiment au niveau fédéral, qu’il a dirigée moins d’un an jusqu’à sa démission surprise en juin dernier.