L’agression de l’Ukraine par les troupes russes le 24 février dernier avait fait exploser le prix du blé. D’une moyenne de 190 euros la tonne sur cinq ans, le blé français, utilisé comme référence et destiné à la consommation humaine, a grimpé jusqu’à 450 euros en mars. Du jamais vu depuis dix ans. Lundi, il était coté à 335 euros, encore loin de son prix d’avant-guerre ou même de la moyenne de janvier 2022 lorsqu’il valait 278 euros. Selon Ole Hansen, chef de la division matières premières à la banque Saxo, la tendance à la baisse pourrait se maintenir. «En mars, c’est-à-dire peu après le déclenchement de la guerre, il y avait une vague d’achats de panique», rappelle-t-il.