Le Luxembourg va-t-il devenir une terre d'accueil pour les grandes fortunes? En tout cas, relate le magazine belge Trends, il fait tout pour. Surtout après l'accord conclu entre les Quinze visant à mettre sur pied un système de retenue à la source des revenus de l'épargne des non-résidents (15% en 2005, avant de passer à 35% après 2011). Cette taxation future a, d'ores et déjà, le don de titiller le portefeuille des riches qui ont placé leur fortune au Luxembourg. Aussi les autorités cherchent à adoucir la pilule. Déjà doté d'un cadre fiscal attrayant pour ses résidents (le taux marginal sur les rémunérations s'élève à 38% contre 52% en Belgique), le Luxembourg envisagerait, selon un rapport confidentiel du Ministère du trésor, d'instaurer une retenue à la source de seulement 10% sur les intérêts et les dividendes encaissés par les résidents luxembourgeois et de supprimer l'impôt sur la fortune. Intérêt pour les milliardaires? En se domiciliant au Grand-Duché, ils pourront contourner ledit précompte de 35%, sans pour autant être frappé d'un impôt sur la fortune de 0,5%. En ajoutant à cela une quasi-absence de droits de succession en ligne directe, le Luxembourg veut soigner ses milliardaires.

Depuis lundi dernier, la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, a fixé en norme impérative l'approbation par les actionnaires des plans de distribution des stock-options et de rémunération des hauts dirigeants. Voilà qui met un peu d'ordre dans un dossier explosif. L'étape suivante sera la manière de valoriser les options dans les comptes. Les Echos rapportent que, encouragés par le Financial Accounting Standards Board, plus d'une centaine de grands groupes ont déjà adopté un nouveau mode de comptabilisation, à savoir que les stock-options sont des biens et des services échangés et qu'ils doivent donc être considérés ainsi dans les comptes des sociétés. Avec des effets non négligeables: selon la Deutsche Bank, l'application de cette règle se serait soldée pour les comptes 2002 par une baisse de 20% des bénéfices des 100 firmes les plus capitalisées du S & P 500.

Couple: faut-il faire finances à part? Récemment, Le Monde a relaté une enquête réalisée par la Caisse d'Epargne et l'institut de sondage CSA. Sur 2000 couples interrogés, 70% mettent en commun leurs rentrées d'argent sur un compte bancaire unique et 64% mettent entièrement en commun leurs placements et leur fortune. Par ailleurs, les couples, selon leurs statuts, ont des comportements différents. Si 77% des couples mariés n'ont qu'un seul compte bancaire commun, 44% des couples en union libre séparent totalement leurs rentrées d'argent, comme 37% des couples recomposés. Autre élément intéressant: plus on est jeune plus ont fait porte-monnaie séparé. Seulement 54% des couples de moins de 35 ans mettent en commun tout leur argent. Et plus la femme est à l'aise financièrement, plus on fait finances à part. Seuls 48% des couples dont le conjoint femme a rang de cadre unissent leurs comptes bancaires.