C'est le chiffre de la semaine: le déficit budgétaire américain pourrait atteindre 455 milliards de dollars en 2003 et même 475 milliards l'an prochain. Un trou qui équivaut à deux fois le PIB suisse. Reste que, mesuré en pourcentage du PIB, le déficit prévu de George Bush fils (4,6%) restera inférieur au déficit des années Reagan (6% en 1983).

Les obligations ont toujours la cote: selon la dernière enquête de Lipper, pour les fonds gérés en Suisse, ce sont les fonds obligataires qui ont enregistré les plus grosses rentrées de capitaux en juin (1354 millions de francs suisses) devant les fonds actions (448 millions de francs). Par contre, les fonds money market perdent un peu de leur fonction «parking», puisque la masse sous gestion est réduite de 888 millions de francs.

Connaissez-vous le Fonds de garantie LPP? C'est la caisse des caisses de pension qui vole au secours des assurés lorsqu'une institution de prévoyance se trouve en état d'insolvabilité. Le rapport 2002 met en évidence qu'après la hausse de 9% en 2001, le nombre des cas d'insolvabilité a à nouveau augmenté de 17% en 2002 et a atteint, avec 2821 décisions, un niveau record. Les 106,3 millions débloqués laissent des traces dans les comptes. Les réserves ont fondu et pour cette année les taux de cotisation ont été relevés.

Ford, le constructeur automobile qui fête son centenaire, vient de publier ses résultats pour le deuxième trimestre. Le résultat net recule de 896 à 417 millions de dollars. Mais ce qui frappe, c'est que sur les 720 millions de dollars de bénéfices opérationnels au deuxième trimestre, il n'en revient que 3 à l'automobile (Ford, Land Rover, Jaguar, Volvo), contre 660 aux activités de crédit (Ford Crédit) et 57 à Hertz. Et ce n'est pas la seule entreprise qui a davantage les traits d'une banque que d'une société industrielle… Reste que, sur le fond, Ford comme General Motors subissent aujourd'hui les conséquences directes de leur politique tarifaire agressive dans leur division auto, avec force promotions et autres prêts à taux zéro.

Le feuilleton dure depuis des décennies: l'Association française des porteurs d'emprunts russes s'apprête à déposer une demande de saisie d'œuvres appartenant au Musée de l'Ermitage et actuellement déposées à Paris. C'est la tactique adoptée par Noga et Nessim Gaon: faire saisir pour se faire rembourser. L'association réclame 340 millions d'euros au titre de remboursement des emprunts sur les chemins de fer que la Russie avait garantis avant 1917. Moscou dit niet en estimant que l'affaire est close depuis l'accord de 1997 entre les deux gouvernements russe et français, avec 400 millions de dollars à la clé pour solde de tout compte.