Retour sur quelques informations fortes de la semaine qui méritent qu'on s'y arrête à nouveau. Pour la cinquième année consécutive, le FMI prévoit une croissance de l'économie mondiale autour de 5%. Exactement 4,9% en 2007 après 5,1% en 2006. Au-delà des chiffres, le plus notable est que cela représente la période de croissance la plus longue et la plus forte depuis la crise du pétrole de 1973.

Le FMI n'est pas béat devant ce tableau. Il note trois facteurs d'inquiétude. A court terme, un ralentissement plus brutal que prévu de l'économie américaine. Dans un second temps, les tensions inflationnistes. Et comme troisième sujet de préoccupation, il retient les déséquilibres commerciaux et financiers, notamment américains et chinois.

L'indice Dow Jones est revenu à moins de 2% de son record historique absolu du 14 janvier 2000. Vu les préoccupations avancées ci-dessus, il y a de quoi réfléchir.

C'était il y a peu encore alerte rouge et mobilisation générale: explosion des nouvelles rentes AI, déficit de l'assurance invalidité de 1,5 milliard en 2004, endettement cumulé de 8 milliards. Or, pour la première fois depuis quinze (!) ans, le premier semestre 2006 a vu une diminution du nombre de rentiers AI...

Ce qui change avant tout, c'est la décrue des nouveaux arrivants. La statistique enregistre la disparition de 10000 rentiers (dont les deux tiers vers l'AVS) et l'entrée de 9800 nouveaux rentiers contre 14500 nouveaux rentiers au premier semestre 2003, pic historique. Deux cents dossiers de moins sur un total de 250000 rentiers, c'est encore petit. Mais...

Jusqu'où le franc suisse peut-il tomber face à l'euro? Difficile à dire, d'autant que quelques jours plus tôt les spécialistes des marchés des changes n'avaient pas vu venir sa chute à 1,5920 jeudi et 1,5970 vendredi. Néanmoins, une majorité d'économistes suisses avancent un retour à 1,56 dans trois mois et même 1,54 dans un an. Avant de dramatiser à l'excès ce niveau record, l'ajustement monétaire en cours représente une variation de 2,6% depuis le 1er janvier 2006 et d'un peu plus de 3% sur 12 mois. Face à la livre britannique, la variation dépasse 4% depuis janvier.

L'éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis occupe les une des journaux et magazines. Les chiffres évoqués sont effarants. Et les cas concrets éloquents. Prenons ce couple de professeurs gagnant 110000 dollars par an. Le couple hérite 800000 dollars d'un parent. Première option: il le place avec prudence et encaisse au minimum 40000 dollars (5% d'intérêt). Deuxième option: il se lance dans un prêt immobilier. Ce qu'il fait. Construction d'une maison de 1,3 million de dollars avec prêt hypothécaire de 500000 dollars. Le problème aujourd'hui, c'est que la hausse des taux d'intérêt, celle de la facture d'impôts et l'amortissement du prêt représentent pour ce couple 70000 dollars par année... Dans ce dossier, il y avait un capital personnel. Selon The Economist, l'année dernière, 42% des premiers acheteurs - et 25% de tous les acheteurs - n'ont pas versé d'apport personnel.