Le groupe allemand est l’un des rares constructeurs automobiles à avoir réussi à finir 2009 dans le vert malgré la crise, dégageant un bénéfice net de 120 millions d’euros, un résultat qu’il devrait dépasser de façon «notable» cette année. Il espère vendre «plus de» 1,3 million de véhicules, contre 1,29 million en 2009 et rester ainsi devant ses concurrents et compatriotes Audi et Daimler.

BMW veut écouler plus de 1,6 million de véhicules en 2012, et plus de 2 millions en 2020, a rappelé le patron du groupe Norbert Reithofer.

Comme les autres constructeurs, le groupe parie sur la Chine, où il compte pouvoir «produire 300.000 voitures» par an à long terme, contre 41.000 en 2009.

«Nous n’attendons pas un premier trimestre solide» a toutefois prévenu le directeur financier Friedrich Eichiner. Le résultat opérationnel EBIT devrait même être inférieur à celui du quatrième trimestre 2009 (93 millions d’euros).

Cette variation s’explique notamment par des effets saisonniers, et le lancement d’une nouvelle génération de sa limousine Série 5, fin mars, qui ne se traduira pas encore dans les chiffres du premier trimestre, selon BMW.

Le groupe compte par ailleurs pérenniser les économies réalisées depuis deux ans. BMW a économisé 561 millions d’euros en coût de personnel l’an dernier, et 648 millions avec d’autres mesures touchant notamment l’organisation des achats et de la production, a indiqué le directeur financier Friedrich Eichiner.

Le groupe a également réduit drastiquement ses investissements, de 17%, à 3,4 milliards. Les coûts de recherche et développement, à 4,8% du chiffre d’affaires, ont atteint leur plus bas niveau depuis 2001.

Au niveau opérationnel, la branche automobile a essuyé une perte, de 265 millions (contre un bénéfice de 690 millions), tandis que les services financiers (prêts aux clients, leasing) ont dégagé un excédent de 355 millions (contre une perte de 216 millions).