Seize mois de salaire et 5000 francs par enfant mineur à charge, avec un plafond à 150 000 francs. C’est l’indemnité maximale qu’un employé de BNP Paribas peut recevoir s’il fait partie des 237 personnes licenciées dans le cadre d’un plan d’économies annoncé fin novembre 2019. Pour obtenir ces conditions, ce collaborateur devra être âgé de 50 à 57 ans et afficher au moins vingt-quatre ans d’ancienneté, selon le plan social dont Le Temps a obtenu les détails. Maintenant que la banque a décidé de se séparer de 17% de ses employés se pose la question de sa stratégie pour l’avenir.

De mémoire de banquier genevois, on ne se souvient pas qu’un établissement ait licencié autant de personnel en une fois que BNP Paribas, dans l’histoire récente. La banque accordera huit mois de salaires à un collaborateur de moins de 40 ans avec dix ans d’expérience. Un autre affichant la même ancienneté en recevra neuf s’il a entre 40 et 49 ans, tandis que les plus de 58 ans recevront un package pour la préretraite. Finalement, 237 suppressions de postes seront effectuées, soit un peu moins que le maximum envisagé lors de l’officialisation des licenciements, fin novembre. Toutes les couches hiérarchiques de la banque sont touchées et certaines personnes quitteront leur emploi au second semestre 2021, selon nos informations.