La Banque nationale suisse (BNS), comme toutes les banques centrales, est dotée d’une forte capacité de recherche en prévision conjoncturelle, cela dans le but d’informer au mieux sur ses choix de politique monétaire.

L’indicateur macroéconomique le plus important pour elle est sans conteste l’évolution des prix à la consommation. La BNS publie ainsi sur une base trimestrielle ses prévisions d’inflation sur trois ans, prenant comme hypothèse une politique monétaire inchangée, c’est-à-dire des taux directeurs constants – ses hypothèses quant à ses futures opérations sur devises sont par contre inconnues. Etant donné que l’inflation est au cœur de son mandat, il semble pertinent d’évaluer a posteriori la qualité de ses prévisions sur cet indicateur. Il s’agit là d’un exercice banal et nécessaire lorsque l’on ambitionne de faire de la science plutôt que de la divination.