devises

La BNS intensifie ses liens monétaires avec la Chine

Un accord a été signé avec la banque centrale chinoise sur le renminbi

La BNS intensifie ses liens monétaires avec la Chine

Devises Un accord a été signé avec la banque centrale chinoise sur le renminbi

Une nouvelle étape a été franchie mercredi entre la Suisse et la Chine pour faciliter les échanges de devises entre les deux pays. La Banque nationale suisse (BNS) et la Banque populaire de Chine (PBOC) ont annoncé avoir signé un mémorandum d’entente relatif à la conclusion en Suisse d’accords de compensation en renminbis, la devise chinoise, aussi appelée yuan, a communiqué la BNS.

De plus, la banque centrale chinoise étendra le programme pilote d’investisseur institutionnel étranger qualifié en renminbis (RQFII en anglais) à la Suisse, octroyant à cette dernière un quota de 50 milliards de renminbis (environ 7 milliards de francs).

«Nous voulons faire de la Suisse l’un des grands centres offshore de notre monnaie», a déclaré à ce sujet le premier ministre chinois, Li Keqiang, mercredi soir au World Economic Forum de Davos.

La Suisse a entrepris des démarches dans ce but depuis plus d’un an et demi. Après la signature d’un accord de libre-échange avec la Chine en juillet 2013, les représentants du secteur bancaire ont affiché leur ambition de faire de la place financière suisse un «hub» pour le négoce de la devise chinoise sur le Vieux Continent. Il a fallu attendre juillet dernier pour que les deux banques centrales annoncent la conclusion d’un accord de swap permettant d’échanger des renminbis contre des francs pour un montant maximal de 150 milliards de renminbis, (21 milliards de francs).

Pas encore de banque chinoise sur le sol suisse

Un obstacle de taille reste à surmonter: celui qu’une banque chinoise s’installe sur le sol suisse. En effet, un marché d’échange de devises avec le yuan en Suisse ne pourra voir le jour que si une banque chinoise, ayant accès au système bancaire chinois, s’établit dans notre pays, avait précisé Thomas Jordan, le président de la BNS, lors d’une conférence de presse à Pékin en juillet. En septembre, cet objectif semblait être à bout touchant, comme l’avait écrit Le Temps à la suite de la visite d’une délégation économique du canton de Genève. Mais aucune annonce concrète n’a eu lieu depuis.

Hier, l’Association suisse des banquiers (ASB) a indiqué attendre qu’une banque chinoise dépose une demande de licence en Suisse, en espérant que celle-ci soit traitée «de manière efficiente et bienveillante». Outre Londres et Francfort, le Luxembourg, qui compte plusieurs banques chinoises sur son sol, veut aussi se profiler dans ce domaine.

Publicité