La Banque nationale suisse (BNS) gère des réserves de 910 milliards de francs dont 23% sont consacrés aux actions d’entreprises, y compris dans les grandes compagnies pétrolières, sources de gaz à effet de serre. Profitant de l’accès aux données – ce qui est nouveau –, les professeurs Rüdiger Fahlenbrach (Swiss Finance Institute) et Eric Jondeau (HEC-Lausanne) ont décortiqué ses placements et affirment, dans une étude qu’ils publient, que la BNS peut agir et limiter les émissions nocives à travers une meilleure allocation de ses investissements.