La Banque nationale suisse (BNS) a assoupli sa politique monétaire la semaine dernière en raison, notamment, d'une révision à la baisse de sa prévision de croissance pour 2001 en Suisse. Le jour de la décision, la BNS n'avait pas voulu donner de précision chiffrée sur cette révision. C'est désormais chose faite. L'institut d'émission table sur une croissance de l'économie de 2% cette année et en 2002, a déclaré mardi son vice-président Bruno Gehrig. En décembre, les estimations de la BNS se chiffraient respectivement à 2,2 et 1,6%.

Après la récente adaptation à la baisse des taux, la BNS ne ressent pas le besoin d'intervenir, a dit Bruno Gehrig. Toutefois, il n'est pas dit que cela suffise. Si le ciel conjoncturel est pratiquement sans nuages, cela ne doit néanmoins pas cacher l'éventualité d'une détérioration. Celle-ci concerne les Etats-Unis et l'Extrême-Orient, mais aussi les conjonctures européenne et allemande, qui ont affiché quelque faiblesse ces derniers mois. Par ailleurs la situation sur les marchés boursiers reste incertaine et porteuse de surprises. La Suisse doit en outre tenir compte de l'évolution des cours du dollar et de l'euro.