Sur le trimestre sous revue, clos fin décembre, le chiffre d’affaires s’est inscrit à 667 millions de dollars (661 millions de francs), 7% de plus qu’un an auparavant, indique mercredi le groupe sis à Lausanne et Newark, en Californie. Les ventes au détail ont augmenté de 12% (+13% à taux de change constants).

Logitech a pour mémoire abandonné fin 2015 son activité de fournisseur direct d’accessoires aux fabricants informatiques (OEM) pour faire du commerce de détail son métier principal. Au niveau opérationnel, le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) a bondi de 41% à 96 millions de dollars.

La marge brute, qui a elle aussi atteint son plus haut niveau en 35 ans d’histoire, s’est fixée à 37,4%, contre 33,6% durant le trimestre correspondant de l’exercice précédent. «Notre stratégie fonctionne», s’est réjoui le directeur général du groupe, Bracken Darrell, cité dans le communiqué.

Investisseurs enthousiastes

En excluant les plans de rémunérations ainsi que les éléments exceptionnels tels que les charges et amortissements liés aux acquisitions et autres coûts de restructuration, le bénéfice net non GAAP s’est inscrit à 92 millions de dollars (+38%). L’EBIT hors normes GAAP s’est lui étoffé de plus d’un tiers (+34%) à 99 millions.

Après neuf mois, le bénéfice net a bondi à 166,45 millions de dollars, 83,7% de plus qu’une année auparavant. Le chiffre d’affaires a pour sa part augmenté de 7,8% à 1,71 milliard de dollars et l’EBIT de 67,6% à 175,5 millions de dollars.

La performance trimestrielle s’est révélée non seulement supérieure aux attentes de la direction de Logitech, mais aussi à celles des analystes. Sondés par l’agence financière awp, ces derniers anticipaient un bénéfice net moyen de 66,9 millions de dollars, un EBIT de 81,1 millions et des revenus de 647,8 millions.

Les chiffres dévoilés mercredi ont suscité l’enthousiasme des investisseurs. Après environ une heure de négoce à la bourse suisse, le titre Logitech décollait de 13,35% par rapport à la clôture de la veille à 28,45 francs. Dans le même temps, l’indice élargi Swiss Performance Index (SPI) gagnait 1,04%.

Croissance quasi générale

Les ventes ont progressé dans l’ensemble des trois régions. Affichant une croissance à deux chiffres pour un 5e trimestre consécutif, la région Europe, Afrique et Moyen-Orient a une nouvelle fois présenté la croissance la plus vigoureuse, soit de 18% à 233 millions de dollars.

Dans les Amériques, le chiffre d’affaires a crû de 7% à 240 millions de dollars, alors que la zone Asie-Pacifique a vu ses ventes augmenter de 14% à 143 millions. Cette dernière région a enregistré un neuvième trimestre consécutif de croissance, la Chine présentant encore une fois des ventes record.

A l’image des mois précédents, Logitech a continué de bénéficier de l’engouement des consommateurs pour les périphériques dédiés aux jeux sur PC, pour les solutions vidéo et les haut-parleurs mobiles. Les ventes des premiers ont bondi de 38% à 107 millions de dollars et celles des deuxièmes de 37% à 36 millions. Les troisièmes ont dégagé des revenus de 107 millions, en hausse d’un quart.

Au rang des piliers de Logitech en termes de ventes, les souris ont généré un chiffre d’affaires de 142 millions de dollars (+2%). Les claviers ont également progressé, dégageant des revenus de 125 millions (+8%).

Repli du côté des tablettes

Sur le marché des tablettes, lequel s’affiche globalement en repli, le groupe valdo-californien a vu ses ventes fléchir de 31% à 25 millions de dollars, après une hausse de 11% durant le trimestre précédent. Ce dernier segment est le seul à avoir subi un tassement de son chiffre d’affaires entre octobre et fin décembre.

Evoquant l’ensemble de l’exercice, le groupe a relevé ses prévisions dans la foulée de bons résultats du 3e trimestre. Il table désormais sur une croissance des ventes au détail de 12 à 13% à taux de change constants, contre 8 à 10% jusque-là prévus, et sur un résultat d’exploitation hors normes GAAP compris entre 225 à 230 millions de dollars, contre 195 à 205 millions auparavant.


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