gestion de fortune

Bonhôte nomme un nouveau directeur général

La banque neuchâteloise a vu son bénéfice augmenter de 12% à 1,9 million en 2013

Bonhôte nomme un nouveau directeur général

Gestion La banque neuchâteloise a vu son bénéfice augmenter de 12% à 1,9 million en 2013

C’est en raison de «vues différentes sur le développement de l’établissement» et d’un «commun accord» avec le conseil d’administration que Thomas Lötscher, directeur général de Bonhôte, a quitté la banque. Ils n’en diront pas plus. Mais dans le sillage de ce départ, l’établissement neuchâ­telois spécialisé dans la gestion de fortune a annoncé jeudi dans un communiqué la nomination d’Yves de Montmollin.

Ce Neuchâtelois de 48 ans, jusqu’ici l’un des directeurs adjoints, a pris ses fonctions hier à la tête d’une banque comptant 75 personnes. Cette nomination intervient alors que la direction vit une refonte: OlivierVollenweider est devenu responsable opérationnel et Robin Richard, directeur commercial, entre autres changements.

Les embauches continuent

La stratégie du groupe ne changera pas et l’expansion se pour­suivra, a prévenu Yves de Montmollin. La banque a ouvert une succursale à Bienne en 2003, à Genève en 2009 et à Berne en 2011. «Nous voulons nous renforcer notamment dans notre région naturelle, l’Arc jurassien, sur le Plateau et dans l’Arc lémanique. Se rapprocher des clients est bénéfique», a-t-il expliqué.

Plus de 85% de la clientèle réside en Suisse. La banque sent-elle une concurrence plus vive alors que nombre d’établissements se tournent vers ce segment, protégé des considérations fiscales? «Oui, la concurrence se renforce. Mais ces établissements sont habitués à la clientèle étrangère. Pour eux, les clients suisses leur font l’effet d’un étrange animal. On ne s’improvise pas banquier pour les Suisses en un instant», a jugé le responsable de l’établissement qui fêtera en 2015 ces deux cents ans d’existence.

A côté de la gestion de fortune, la gestion institutionnelle devient «significative» dans la croissance de Bonhôte, notamment dans la gestion du risque et les investissements socialement responsables, a poursuivi Yves de Montmollin.

Quant à ses résultats, l’établissement révèle un bénéfice net en hausse de 12% à 1,9 million de francs en 2013. La masse sous gestion a augmenté de 6%, mais le montant total restera secret. La banque dit continuer à recruter, une tâche devenue plus facile avec la crise. «Avant, personne ne voulait changer d’employeur, ni travailler loin des grands centres financiers», a expliqué le nouveau directeur général, qui reste positif concernant l’avenir de la place.

Ce diplômé de l’Université de Saint-Gall est d’abord devenu collaborateur des conseillers fédéraux Kaspar Villiger et Adolf Ogi. Il s’est tourné ensuite vers la gestion de fortune et a intégré la Banque privée Edmond de Rothschild à Genève. Puis, en 2004, il entre à la banque Bonhôte.

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