Dans un débat idéologique, frontal, et on ne peut plus polarisant, Ellen Hertz et Yvan Schulz, en collaboration avec Wiebke Wiesigel, proposent de faire un pas de côté. A quelques semaines de la votation sur l’initiative sur les multinationales responsables, ces trois experts en sciences sociales et en ethnologie ont publié un livre qui vise à démontrer que l’auto-réglementation du secteur privé ne suffit pas à garantir le respect des droits humains et environnementaux.

Leur ouvrage, Entreprises et droits humains – Les limites de la bonne volonté (Editions Seismo), est «un acte de vulgarisation», résume Yvan Schulz, chargé de cours à l’Université de Fribourg. «Nous nous sommes basés sur des recherches qualitatives, des travaux de terrain, des entretiens et des enquêtes participatives. C’est en cela que notre approche diffère des analyses réalisées par des économistes, par exemple.»