En milieu de semaine, le marché suisse poursuit son repli (–0,9%) et s'approche dangereusement de la marque psychologique des 7600 points. Dans le compartiment des bancaires, l'ambiance est plus que morose en raison de la faiblesse des banques d'investissement aux Etats-Unis la veille.

Les investisseurs craignent que le recul des titres des secteurs de la haute technologie, des médias et des télécommunications ne se répercute négativement sur les commissions des établissements bancaires dans le cadre des nouvelles émissions et des fusions et acquisitions. Le secteur subit également le malaise actuel de l'économie américaine, avec son cortège de mises en garde sur les résultats et les craintes croissantes d'une détérioration de la qualité du crédit.

UBS en recul de 4,6%

De plus, l'inflation américaine affiche un niveau supérieur aux prévisions des économistes en janvier, ce qui implique que la détente monétaire de la Réserve fédérale ne sera pas aussi importante que prévu initialement. Dans un tel contexte, UBS affiche un sévère recul de 4,6% à 261 à la veille de la publication de ses résultats préliminaires durant l'exercice 2000.

Selon les analystes, son bénéfice net devrait progresser de 21% à 7,7 milliards de francs. Son homologue CS Group perd pour sa part 3,2% à 306. De son côté, Adecco recule de plus de 5% à 1022. Le titre est affecté par la publication des résultats annuels de son rival néerlandais Ranstad. Ce dernier se montre prudent quant aux perspectives sur l'exercice en cours. De surcroît, les craintes de récession outre-Atlantique ne font rien pour arranger les choses. Adecco dispose d'un important support technique situé à 1000. L'année passée, le titre a affiché une performance supérieure à 60%.

40% de la dette remboursée

Dans un autre registre, Ciba Spécialités chimiques campe sur ses positions à 107 après la publication de ses résultats annuels. Son bénéfice net a augmenté de 76% à 418 millions de francs et ses ventes ont enregistré une hausse de 9% à 7,9 milliards de francs, un chiffre conforme aux attentes des analystes. Le groupe prévoit une croissance des profits à deux chiffres pour l'exercice en cours, en dépit du ralentissement de la croissance mondiale.

Selon les objectifs du groupe, le chiffre d'affaires devrait augmenter de 6% par an dans le sillage d'acquisitions de sociétés de taille moyenne, ce qui est supérieur à la croissance moyenne du marché estimée à 2%. L'an passé, Ciba SC a remboursé 40% de sa dette, ce qui a considérablement renforcé sa situation financière. La société a cédé sa division Polymères en 2000, lui rapportant ainsi 34 millions de francs. En mars 2000, Ciba SC a modifié sa structure organisationnelle, en créant cinq divisions à la place des neuf existantes. Pour sa part, Nestlé figure parmi les rares progressions de la séance, à l'avant-veille de la publication de ses résultats 2000. Les prévisions font état d'une augmentation du bénéfice net de 23% à 5,8 milliards de francs. Le chiffre d'affaires devrait s'établir à 81,2 milliards de francs, ce qui correspond à une progression de 8,8%. Le titre affiche une grande sérénité dans ces temps troublés. Il termine la séance en hausse de 1,7% à 3500.