Aucune nouvelle de Washington: malgré les rumeurs lancées fin septembre sur l’ouverture d’une enquête antitrust contre Google aux Etats-Unis, aucune confirmation officielle n’a été effectuée depuis. Il faudra attendre pour savoir si les autorités américaines accusent à nouveau, comme le font les européennes depuis le début de l’année, Google d’abuser de pratiques anticoncurrentielles.

Pendant ce temps, un pays avance vite: La Russie. Moscou avance avec une vitesse déconcertante dans son enquête antitrust. Lundi dernier, le Federal Antimonopoly Service (FAS) donnait ainsi à Google un délai au 18 novembre pour qu’il se plie à ses ordres. Comme en Europe, Google est accusé de forcer les constructeurs de smartphones tournant avec Android d’y installer une kyrielle d’applications maison. Trois mois seulement après le début d’une enquête pour abus de position dominante, initiée par la plainte du champion nationale Yandex, les autorités russes passent à l’offensive. En cas de non-conformité, Google risque une amende pouvant atteindre 15% de son chiffre d’affaires dans les applications pour mobiles en 2014, soit, a priori, quelques dizaines millions de francs.

Bien sûr, derrière ce bras de fer éclair se trouve la volonté, pour Moscou, de protéger Yandex face un concurrent américain, avec comme toile de fond les sanctions occidentales imposées à cause du conflit en Ukraine. L’objectivité du FAS est sans doute relative. Mais son efficacité pourrait donner des idées à d’autres.