Dans le domaine des hautes technologies, les chefs d'entreprise les mieux payés dirigent les entreprises fournissant les plus mauvais résultats boursiers. C'est une étude très récente du cabinet DolmatConnell & Partners portant sur les 100 meilleures entreprises technologiques mondiales, incluant Google, Microsoft ou encore Yahoo!, qui éclaire ce fait.

La rémunération totale directe des patrons, incluant le salaire de base, les bonus, ainsi que les primes d'encouragement de long terme, est inversement proportionnelle au rendement des actions calculé sur un an et complété des dividendes. Si les salaires et les bonus annuels suivent bien le cours de Bourse, il n'en est pas de même pour les rémunérations au mérite. Les primes de long terme moyennes versées aux dirigeants des meilleures entreprises se chiffrent à 4,7 millions de dollars quand celles distribuées par des entreprises aux résultats moyens s'élèvent à 7,3 millions de dollars. Les firmes les plus performantes offrent donc les niveaux de primes d'encouragement les plus bas.

Les stock-options constituent toujours la majeure partie de ces primes. Toutefois, l'un des développements majeurs souligné par Erik Beucler, auteur de l'étude, est la place croissante occupée par les actions bloquées dans les packages salariaux des patrons. Selon lui, la diversification des instruments d'incitation aux résultats devrait continuer, confirmant la tendance au recul du «tout stock-options».

Toutefois, il semble que les nouveaux instruments introduits ne permettent pas encore l'adéquation des salaires des gérants avec les résultats de leurs entreprises.