Thomas DiNapoli a dit sur la chaîne de TV CNBC que les profits du cœur financier des Etats-Unis pourraient avoir atteint 55 milliards de dollars en 2009. La période a été marquée par un début de stabilisation de la conjoncture et le remboursement des aides publiques reçues par les principaux établissements financiers.

La prime moyenne imposable a augmenté pour atteindre 123’850 dollars (environ 133’000 francs). Les rémunérations versées par Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley, trois des principales banques de New York, ont bondi de 31%.

Le rapport annuel du commissaire aux comptes de New York est très suivi par les professionnels du secteur, mais aussi par la classe politique. Celle-ci est déterminée à freiner les excès de Wall Street en matière de bonus au moment où le chômage reste très élevé et les recettes fiscales déprimées.

Les primes sont sensiblement inférieures aux enveloppes versées en 2007 et sont aujourd’hui davantage liées aux performances des sociétés. Mais Thomas DiNapoli a reconnu qu’elles pourraient cependant être jugées excessives par beaucoup en raison des difficultés économiques persistantes. «Cela reste une pilule difficile à avaler pour beaucoup», a-t-il déclaré.