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Roche et le reste de l'industrie pharma devraient être les principaux bénéficiaires de la bonne santé économique de l'Allemagne
© Anrd Wiegmann/Reuters

Conjoncture

Le boom économique allemand va se poursuivre

Les principaux instituts économiques relèvent leurs prévisions de croissance pour l’Allemagne. Une bonne nouvelle pour la Suisse

En Allemagne, les voyants restent au vert. Les principaux instituts économiques du pays ont présenté jeudi leur rapport dit «de printemps» et confirmé leur optimisme. Ils ont légèrement relevé leurs prévisions de croissance à 2,2% pour cette année et 2% pour l’an prochain. En septembre, ils tablaient sur 2% en 2018 et 1,8% en 2019. «Le boom économique se poursuit», résume Timo Wollmershäuser, de l’institut Ifo de Munich.

Optimisme prudent

Ces centres de recherche prévoient la poursuite de la baisse du chômage, à un niveau déjà historiquement bas depuis la Réunification. Le taux d’emploi de la population active devrait, lui, continuer à augmenter, tout comme les salaires (+3% cette année), accélérant ainsi la consommation intérieure. Les voyants restent au vert aussi pour les exportations, qui devraient encore progresser, et pour le budget de l’Etat, avec un excédent prévu à 36,6 milliards d’euros cette année.

Optimistes, les instituts appellent toutefois Berlin à la prudence. «L’espace se réduit», expliquent-ils. «La croissance mondiale continue de pousser les exportations allemandes, mais il existe une incertitude en matière de politique commerciale, notamment du côté américain», analyse Timo Wollmershäuser. «Toute phase de croissance est par ailleurs suivie d’un ralentissement. Nous sommes actuellement en train de grimper sur une montagne, mais il faudra bien en redescendre», explique le chercheur de l’Ifo.

De tendances pourtant diverses, les instituts économiques à l’origine de ce rapport incitent ainsi Berlin à limiter les excès. «C’est justement lorsque les caisses sont pleines que la politique financière devrait avoir à l’esprit la stabilité macroéconomique et la durabilité des finances de l’Etat», prévient encore Timo Wollmershäuser.

Des fruits pour la Suisse

Pour la Suisse, la bonne santé économique de l’Allemagne, son principal client et partenaire commercial, est une bonne nouvelle. «L’économie suisse est très dépendante des développements conjoncturels au sein de la zone euro et en Allemagne», rappelle Heiner Mikosch, du Centre de recherche conjoncturel (KOF) basé à Zurich. «Quand l’économie allemande va bien, la Suisse en profite massivement. Après le choc du franc, en 2015, la Suisse a décroché. Elle se remet doucement et il faut espérer qu’elle rattrapera son retard, explique cet économiste, présent jeudi à Berlin lors de la présentation de ce rapport. L’industrie suisse peut espérer récolter les fruits de la bonne santé économique allemande.»

Après plusieurs années de recul du volume commercial entre l’Allemagne et la Suisse, la tendance est en effet de nouveau à la hausse depuis 2016 et devrait se poursuivre. Pour la Chambre de commerce Allemagne-Suisse, cette croissance est essentiellement portée par la solidité des échanges dans les secteurs de la chimie et de la pharmacie, qui représentent 31% du volume commercial entre les deux voisins.

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