Les bourses européennes accentuaient leur hausse lundi en milieu de séance, portées par un envol des valeurs bancaires soutenu par l’espoir d’une recapitalisation de certains établissements, dans un marché cependant toujours nerveux face à la crise de la dette.

Après une ouverture en nette baisse, puis une légère remontée, les places financières passaient allègrement les 2% de hausse, à l’exception de Londres en plus légère ascension.

Vers 13h10 à la bourse suisse, l’indice des valeurs vedettes, le Swiss Market Index (SMI), s’appréciait de 2,72% à 5442 points. L’action UBS était particulièrement observée, après l’annonce samedi de la démission du patron de la banque Oswald Grübel. A la même heure, elle gagnait près de 4,5% à 10.57 francs.

Ailleurs et au même moment, Paris avançait de 3,39%, Francfort de 3,64%, Milan de 4,25%, Madrid de 3,5% et Londres de 1%.

En Asie, la défiance est restée par contre très élevée, la bourse de Tokyo ayant chuté de 2,17% en clôture, la flambée du yen venant s’ajoutant aux inquiétudes persistantes quant à la croissance mondiale. Il s’agit de son plus bas niveau depuis 30 mois.

Malgré un mauvais démarrage, les valeurs bancaires, très exposées aux dettes souveraines des pays de la zone euro, décollaient.

Après avoir été considérée la semaine dernière comme un très mauvais présage par les marchés, la perspective d’une recapitalisation de certaines banques était finalement perçue lundi par les investisseurs comme le signe d’un engagement des Etats.

L’or chute

L’or s’est effondré sous la barre des 1600 dollars l’once lundi à Hongkong, malgré des inquiétudes persistantes au sujet de l’économie mondiale, les courtiers vendant le métal précieux pour favoriser les placements en dollars, en forte hausse face aux autres devises.

Le métal précieux a plongé à 1575.80 dollars autour de 06h10 GMT lundi, alors qu’il atteignait 1731.18 dollars l’once vers 08h00 GMT vendredi.

Les courtiers toujours inquiets de la crise dans la zone euro, où de nombreux observateurs anticipent désormais un défaut de paiement de la Grèce, ont décidé de vendre alors que le dollar a rebondi face à plusieurs devises internationales pour devenir une valeur refuge bien plus attractive.

«Les prix de l’or témoignent d’une pression sur le court terme supplémentaire, les investisseurs se débarrassant de leurs positions dans l’or pour obtenir de l’argent frais», explique Becky Yuen, analyste à GuocoCapital.