Après les records baissiers de fin d’année, les prouesses enregistrées ces quatre premiers mois de 2019 sur les marchés boursiers donnent le vertige. L’indice suisse SPI des actions, comme les rendements des autres valeurs de la cote américaine ou européenne, se rapproche des 20% de performances depuis le début de l’année. En atteignant de nouveaux sommets historiques, il va sans dire que l’épisode de décembre des plus alarmistes est bien effacé des indices et des esprits des investisseurs. Les prix de l’or noir s’inscrivent clairement dans ce mouvement, mais c’est sans compter sur les investisseurs obligataires qui ne semblent pas partager aveuglément cet enthousiasme débordant. Oubliées les incertitudes politiques et économiques, le printemps est de retour.

Peut-on réellement se rassurer du contexte économique et financier de ces derniers mois? Les quelques chiffres d’activité aux Etats-Unis et en Europe du premier trimestre publiés ces deux dernières semaines sont, au premier regard, bien orientés et pourraient laisser entendre la poursuite d’une modération de l’activité et de l’inflation des prix, aubaine pour les marchés boursiers.