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La bourse de Berne continue à diversifier ses activités

Pour lutter contre la baisse des volumes, la plateforme offrira des fonds indiciels. Depuis un an, elle permet d’échanger des titres étrangers à moindres frais

La bourse de Berne continue à diversifier ses activités

Négoce Pour lutter contre la baisse des volumes, la plateforme offrira des fonds indiciels

Depuis un an, elle permet d’échanger des titres étrangers à moindres frais

L’offensive de la bourse de Berne continue. Lundi, BX Berne eXchange a annoncé un partenariat avec la plus grande plateforme d’échange européenne en termes de volume, BATS Chi-X.

L’accord avec l’opérateur britannique porte sur deux points. Le premier doit permettre aux investisseurs suisses d’accéder à tous les fonds indiciels (ETF) qui seront cotés chez BATS à Londres à l’avenir. Le régulateur suisse, la Finma, oblige les fournisseurs de ces produits à les lister sur une plateforme de négoce suisse. Ces ETF européens seront désormais cotés simultanément sur BATS Chi-X et sur la bourse de Berne, les rendant accessibles à tous les investisseurs européens d’un coup. «Cela permettra de rationaliser le processus, de le rendre plus rapide et moins cher pour le fournisseur de produits et, au final, aussi pour l’investisseur», explique Luca Schenk, directeur général de la bourse de Berne. Sans pouvoir se prononcer sur le nombre de produits indiciels qui seront enregistrés ces prochains mois, il estime aussi que les investisseurs profiteront de l’absence de traders à haute fréquence sur la bourse de Berne.

Ce nouveau procédé ne permettra cependant pas d’avoir accès aux ETF déjà cotés à la bourse suisse SIX. Plus technique, le deuxième point de l’accord concerne des fonds de placement qui peuvent enregistrer des échanges de gré à gré sans passer par la bourse.

Il y a un peu moins d’un an, la bourse de Berne avait déjà lancé une nouvelle offre, pour attirer les petits investisseurs. La plateforme cherche des moyens de se diversifier de ses activités initiales, la cotation de petites entreprises. La bourse de Berne a ainsi décidé de permettre l’échange de 1100 actions, dont celles d’Apple, Google ou Samsung. Le système permet d’acheter les titres de ces sociétés à moindres frais, selon Luca Schenk: 10 centimes par tranche de 1000 francs de transactions avec un montant minimum de 10 francs par opération. S’ajoute à cela la commission de la banque par laquelle passe l’investisseur, mais sans frais de change parce que le négoce se fait en francs.

L’initiative peine cependant à décoller, de l’aveu du directeur de la bourse de Berne. «Les volumes croissent de manière constante mais lentement», explique-t-il, ajoutant n’avoir pas encore atteint le niveau espéré en lançant cette offre. Il estime que les banques rechignent encore à passer par cette plateforme, qui ne leur permet plus d’empocher les frais de change qu’elles gagnent habituellement avec des actions cotées en devises étrangères.

En 2013, la bourse de Berne a enregistré un chiffre d’affaires de 276 millions (y compris les obligations), soit un recul de 21 millions par rapport à l’année précédente. Une tendance à la baisse engagée depuis plusieurs années et qui semble se confirmer en 2014.

Il y a un peu moins d’un an, Berne a décidé de permettre l’échange de 1100 actions, dont celles d’Apple

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