Selon Freud, l’homme a été confronté à trois grandes blessures narcissiques. La première, celle issue de la révolution copernicienne, nous ne sommes pas au centre du monde. La deuxième qui est le résultat des travaux de Darwin, nous sommes un animal comme les autres. Et la troisième, celle de Freud bien sûr, nous ne sommes pas maîtres de notre pensée («souverain de notre âme», selon ses mots).

Aujourd’hui, l’évolution de la bourse est la blessure narcissique des économistes. Force est de constater que les économistes (dont moi) n’y comprennent plus grand-chose. La raison est que nous voulons appliquer des savoirs économiques traditionnels à un monde boursier qui est devenu si différent.