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Intercontinental Exchange débarque à Genève. Cette place boursière en ligne venue d’Atlanta avait avalé voilà quatre ans le symbole du capitalisme financier américain: NYSE Euronext, pour 8,2 milliards de dollars.
© REUTERS/Brendan McDermid

Négoce

La bourse d’Atlanta s'installe à Genève

Intercontinental Exchange, géant des dérivés de matières premières, vient d'ouvrir une filiale helvétique. Pour, officiellement, «soutenir les activités commerciales du groupe américain en Suisse»

Intercontinental Exchange (ICE), place de marché en ligne spécialisée dans les dérivés de matières premières et basée dans la capitale de Géorgie aux Etats-Unis, s’est implanté à Genève. Dans la plus grande discrétion. L’inscription au Registre du commerce de la deuxième plus importante bourse de contrats à terme au monde, derrière le CME à Chicago, est datée du 27 octobre dernier. La nouvelle antenne genevoise de la multinationale qui a racheté en 2012 pour 8,2 milliards de dollars NYSE Euronext – le symbole du capitalisme financier à Wall Street – doit officiellement servir à «soutenir les activités commerciales d’ICE en Suisse».

Lire aussi: Le négoce atteint 4% du PIB suisse, mais arrive à saturation

Contacté, le groupe dont la valorisation est proche de 30 milliards de dollars n’a pas souhaité détailler les raisons de son arrivée dans le canton. «Notre présence découle d’efforts de réorganisation administrative liés au récent rachat d’Interactive Data Holdings Corp [IDC]», se contentent d’indiquer les services de communication de la multinationale, qui a déboursé 5,2 milliards de dollars pour s’offrir le fournisseur américain de données financières.

Qui doit diriger la nouvelle structure helvétique? Combien d’employés sont appelés à y travailler? Quel rôle est censé jouer ce bureau du bout du lac? Pour l’heure, ICE se garde de répondre à ces questions. Mais à en croire l’extrait du Registre du commerce genevois, Scott Anthony Hill, directeur financier du groupe qui dénombre plus de 5000 employés dans le monde et qui a dégagé près de 1,5 milliard de dollars de bénéfices nets en 2015, est la personne aux commandes de cette antenne suisse. En association avec l’une de ses succursales londoniennes Aether IOS, une plateforme électronique dédiée aux échanges de produits à terme et de gré à gré.

Le charme fiscal?

ICE a-t-il jeté son dévolu sur Genève uniquement pour des raisons fiscales, sachant que le canton souhaite établir sa nouvelle taxe sur les personnes morales à 13,49% – plus exactement, 13,79% les cinq premières années –, dans le cadre de la 3e réforme de l’imposition des entreprises? Les services de presse de la multinationale, qui ont été interpellés sur cette hypothèse, n’ont à ce stade ni confirmé ni démenti.

Pour rappel, le 37e Forum mondial des matières premières et dérivés – plus connu sous le nom de Bürgenstock – s’est tenu à Genève il y a deux semaines. En amont de cette manifestation, Jeff Sprecher, président-directeur-général d’ICE, avait publiquement qualifié MiFID II de «mesure législative désastreuse qui impose des coûts déraisonnables à l’industrie».

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