La Bourse suisse a terminé la séance d'hier dans le rouge, comme elle l'avait commencée. Les investisseurs ont été notamment refroidis par les craintes

de Jean-Claude Trichet, patron de la Banque centrale européenne (BCE), relatives à la stabilité des prix.

Le marché attend désormais de nouvelles hausses des taux. Sur le plan intérieur, le flot des nouvelles

a été peu nourri et le négoce a donc été plutôt calme.

Le Swiss Market Index a clôturé en recul de 0,68%, à 7926,22 points, alors que l'indice élargi Swiss Performance Index a baissé de 0,42%, à 6050,42 points. Presque tous les titres de l'indice des valeurs vedettes ont fini la journée sur une note négative. Swiss Re, en baisse de 4,3%, à 89,90 francs, a entraîné les autres assureurs. Les titres du secteur ont enregistré des replis toutefois moins importants, de 2,0% pour Zurich (307 francs), de 1,4% pour Baloise (82,85) et de 1,3% pour Swiss Life (243,90). Certains courtiers ont estimé que la baisse de Swiss Re était exagérée, malgré le recul de son bénéfice net. Les autres titres du secteur financier ont été touchés dans une moindre mesure. UBS et Credit Suisse perdent 0,8%, à 140,60 et 73,20 respectivement. En revanche, Julius Bär a gagné 1,6%, à 118,30.

Malgré la demande d'homologation du médicament oculaire Lucentis, Novartis a baissé de 0,4%, à 71,30 francs et le bon Roche a perdu 0,6%, à 195,50 francs, mais il était traité ex-dividende de 2,50 francs. Richemont (+3,2%, à 59,30 a bénéficié des bons chiffres annoncés par son concurrent LVMH.

Sur le marché élargi, Basilea a bondi de 8,4%, à 181 francs, après que l'objectif de cours a été relevé par deux banquiers privés à la suite des bons résultats du Certobiprol aux tests de phase III. Suite à l'annonce de séparation de ces activités en deux entreprises indépendantes, Gurit-Heberlein a bénéficié de commentaires positifs de la part de la Banque cantonale de Zurich et d'une banque privée, jugeant cette opération prometteuse. Le titre a terminé en hausse de 1,8%, à 1390 francs.