En milieu de semaine, le marché suisse a poursuivi sa baisse qu'il est parvenu à limiter grâce à l'ouverture positive du Dow Jones dans l'après-midi. D'aucuns évoquent une saine correction et n'excluent pas une nouvelle vague de ventes, bien que les conditions restent bonnes sur les marchés. Le SMI a terminé la journée en baisse de 1,3% à 8789 points et le SPI de 1,2% à 6974 points. Contrairement à la veille, certaines valeurs sont parvenues à afficher de belles progressions mercredi. Il s'agit tout d'abord de Synthes qui a engrangé 2% à 152,60 à la veille de la publication de ses résultats durant l'exercice 2006. Pour sa part, Nobel Biocare s'est apprécié de 1,8% à 404,50, courtisé par des investisseurs anglo-saxons. Dans le secteur du luxe, Swatch Group a bien résisté, grignotant 0,25% à 297,75. Parmi les blue chips, Nestlé (-2,3% à 454) n'a pas profité d'une recommandation d'achat émanant de Citi. Novartis a cédé 1,5% à 67,85 alors que son homologue Roche limitait son repli à 0,3% à 217,40. Même cas de figure aux bancaires: Credit Suisse Group (-3% à 84,50) a fait beaucoup moins bien qu'UBS (0,5% à 72,25). Dans un autre registre, Holcim a perdu 0,9% à 121,10 malgré des résultats annuels nettement supérieurs aux attentes du marché. Au sein des valeurs secondaires, Converium s'est replié de 1,2% à 20,65. Les résultats 2006 ont dépassé les attentes du marché. De plus, l'objectif de rendement des fonds propres de 14% d'ici 2009 a été salué par la communauté des analystes financiers. Cependant, l'OPA inamicale du groupe français Scor continue de susciter de vives réactions, alors que le conseil d'administration du réassureur a décidé de la rejeter. De son côté, Card Guard a reculé de 4,3% à 11,35. La société a enregistré un chiffre d'affaires en hausse de 13% à 54,5millions de dollars en 2006. Le bénéfice brut a atteint 27,4 millions de dollars, soit une marge brute de 50,2%. Cependant, la compagnie n'a pas pu établir de prévisions pour l'exercice en cours, en raison de la prochaine IPO de sa filiale LifeWatch aux Etats-Unis. En effet, les règles de la SEC (Securities and Exchange Commission) sont très strictes en la matière.