En milieu de semaine, le marché suisse a poursuivi son redressement, toujours optimiste quant à l'aboutissement d'un plan de sauvetage des banques revu et corrigé. Comme l'ont rappelé plusieurs chefs de gouvernement, il est très important de l'adopter rapidement afin de restaurer la confiance des marchés.

L'Europe envisage également de nouvelles mesures pour améliorer le fonctionnement du système financier et faire face à l'ampleur de la crise.

Dans un contexte d'apaisement, le SMI a poursuivi son redressement, progressant de 1.1% à 6'727 points pour le SMI et de 0.8% à 5'608 points pour le SPI.

Parmi les grandes capitalisations de la cote, les bancaires ont retenu l'attention des investisseurs. UBS a bondi de 6.7% à 19.70 francs et Credit Suisse Group de 3.5% à 51.65 francs. En revanche, Julius Baer a poursuivi son repli, cédant encore 6.25% à 51 francs francs. Il semblerait que sa filiale GAM ait souffert de retraits massifs de fonds et le montant de 18 milliards de francs et évoqué. Affaire à suivre. Pour sa part, Swisscom s'est apprécié de 2.4% à 339.50 francs. Credit Suisse Group a relevé son rating sur le titre de ''neutral'' à ''outperform''. L'objectif de cours a été fixé à 460 francs.

Dans le compartiment des assurances, Zurich Financial Services a succombé à des rumeurs faisant état d'une importante acquisition en Turquie. Le titre a pesé sur la tendance avec un recul de 2.3% à 299 francs. Au sein des valeurs secondaires, Ciba a gagné 1% à 47.98 francs. Le groupe allemand BASF a publié son offre de rachat de Ciba au prix de 50 francs par action. Le délai de l'offre court du 1er au 28 octobre, comme prévu. BASF se réserve le droit de prolonger le délai une ou plusieurs fois. L'offre est soumise à la condition qu'au moins 66,67% de Ciba soit en possession de BASF à l'expiration du délai. Cela comprend les actions Ciba que BASF détient déjà. Pour sa part, Geberit a campé sur ses positions à 136.30 francs. Sal.Oppenheim a baissé la fair value u titre de 185 francs à 170 francs, tout en réitérant sa recommandation d'achat. L'analyste prévoit une influence négative de la crise financière sur la confiance des consommateurs et les activités de rénovations des bâtiments en Europe. A noter que l'Allemagne, l'Italie et la Suisse génèrent 55% des ventes de Geberit. L'analyste table donc sur une baisse du chiffre d'affaires de Geberit, et donc sur un recul de la marge EBITDA de 25.5 % à 25%.