En milieu de semaine, le marché suisse a repris le chemin de la hausse, soutenu par les pharmaceutiques. Le SMI a clôturé en progression de 0,65% à 8791 points et le SPI de 0,7% à 6881 points. Après avoir enregistré six séances consécutives de baisse, Novartis s'est enfin repris avec une progression de 1,3% à 72,55. Roche lui a emboîté le pas, s'appréciant de 1,1% à 222,60. Nestlé a complété le tableau avec une hausse de 0,6% à 448,25, à l'instar de Credit Suisse Group (+ 0,7% à 81,25). Ces quatre titres ont fortement contribué à la reprise du marché suisse. Aux assurances, Zurich Financial Services a fait preuve de prudence à la veille de la publication de ses résultats trimestriels. Le titre a clôturé quasiment sur les niveaux de la veille. Les autres valeurs du secteur ont connu des fortunes diverses: Swiss Life a engrangé 0,7% à 298, tandis que Swiss Re reculait de 1,1% à 104,60. Parmi les meilleures performances de la séance, il faut citer celles de Lonza qui a bondi de 2,9% à 105,90 et de SGS (+2,6% à 1325). Lonza a annoncé son intention de vendre sa participation restante de 31% dans Polynt au cours des prochaines années. Le groupe a récemment mis en Bourse la majorité de sa filiale italienne, afin de réduire son exposition dans le domaine des polymères. Au sein des valeurs secondaires, Tecan a succombé à des prises de bénéfices, terminant la séance en repli de 2,25% à 69,40. Le CEO du fabricant d'automates de laboratoires a accordé une interview à un journal suisse alémanique. Il a notamment déclaré qu'il souhaitait une croissance supérieure de 25% à celle du marché au cours des prochaines années. De plus, la société est ouverte à d'éventuelles acquisitions si l'occasion se présente, sans pour autant perdre son indépendance. Pour sa part, le fabricant d'appareils auditifs Phonak a publié mercredi ses résultats semestriels supérieurs aux attentes des analystes. Par conséquent, la majorité des banques se sont montrées très satisfaites des chiffres et des perspectives de la société suisse. Le seul point négatif est venu de la marge EBIT qui a stagné au cours de la période, comme l'a mentionné la Banque cantonale de Zurich. Le titre a finalement cédé 2,1% à 90,30 francs.