Frappé par la contre-performance de la bourse américaine de la veille, le marché a ouvert jeudi en baisse significative. Il s'est maintenu à bas niveau tout au long de la matinée à l'image des autres marchés européens. La hausse continue du baril de pétrole qui atteint chaque jour un nouveau record absolu, a pesé sur l'ambiance et le marché a encore amplifié son recul dans l'après-midi. Un sursaut de la dernière demi-heure a toutefois permis de limiter les dégâts. Le Swiss Performance Index a clôturé la séance en baisse de 0,56 % à 6'372,35 points alors que l'indice des grandes capitalisations terminait plus mal, à moins 0,69%, soit à 7'586,15 points.

Les deux chimiques du SMI se sont distinguées en affichant deux des trois plus fortes hausses de cet indice. Syngenta prenait 1,5% à 315,25 francs alors que Clariant progressait de 1,1% à 11,99 francs.

Julius Baer a été recherché en grimpant de 0,74% à 81,80 francs dans le sillage de rumeurs d'un éventuel rachat par Standard Chartered. Les courtiers ont évoqué un prix de 105 francs par action. UBS n'a pas suivi son homologue zurichois en lâchant 5,14% à 32,82 francs, le pire recul des titres du SMI. La banque continue d'être pénalisées par la publication de ses résultats trimestriels, l'évolution de la masse sous gestion préoccupe les investisseurs. Credit Suisse la talonnait en égarant 1,55% à 57 francs.

Les poids lourds défensifs ont quant à eux évolué diversement. Novartis a affiché une hausse de 0,27% à 54 francs tandis que son grand concurrent Roche a terminé en baisse de 1,34% à 168,80 francs. Nestlé (-0,39% à 511 francs) a souffert de réajustements de portefeuille en faveur d'Unilever en raison des excellents chiffres publiés par ce dernier.

Dans un autre registre, ABB (+0,55% à 32,82 francs) a déclaré à la presse, par le biais de son nouveau président, n'envisager aucune importante acquisition. Enfin Adecco a été à la traîne avec une perte de 1,49 % à 62,50 francs. Même son de cloche avec Richemont (-0,89 % à 66,45 francs)