Les événements survenus à Londres ont fortement marqué la journée de jeudi. Une nervosité et une volatilité extrêmes ont caractérisé la session, amenant des mouvements de cours très violents, que ce soit dans les marchés des actions, obligations, devises ou matières premières. En fin de matinée, la réaction de divers participants voulant vendre leur position à tout prix a fait souffler un petit vent de panique parmi les investisseurs, dont les peurs ont été exacerbées par les nouvelles contradictoires en provenance de la City. La Banque centrale européenne et la Banque d'Angleterre ont laissé hier leur taux d'intérêt inchangé.

La Bourse helvétique n'a pas échappé à la détérioration de l'environnement en perdant beaucoup de terrain juste avant la pause de midi, bien que le statut de valeur refuge du franc suisse et le caractère défensif de divers membres du SMI aient quelque peu limité le plongeon de l'indice en comparaison des autres Bourses européennes. Pendant l'après-midi, le marché s'est stabilisé et a regagné une grande partie de ses pertes, aidé par la baisse limitée de la Bourse américaine à l'ouverture et la chute du prix du pétrole au-dessous des soixante dollars le baril.

Le SMI a clôturé en baisse de 0,93% à 6250,57 points dans une ambiance générale assez tendue et un volume traité que l'on peut qualifier de très gros par rapport à ces dernières semaines. Les plus grandes pertes ont été réalisées par les actions des sociétés qui pourraient le plus souffrir d'une chute de la confiance des consommateurs, comme Richemont, et du secteur des assurances, à l'exemple de Swiss Re. Aucun membre de l'indice-phare n'a réussi à terminer la journée en territoire positif. Hors SMI, quelque 137 valeurs ont clôturé en baisse contre 44 seulement en hausse.

Aujourd'hui, le sommet du G8 se termine. Les chiffres de l'emploi qui vont être publiés aux Etats-Unis vont attirer l'attention. Schaffner va divulguer ses chiffres d'entrées de commandes. Ems-Chemie et Barry Callebaut annoncent leurs résultats.