Novartis progresse légèrement dans le sillage de la publication de ses résultats 2002, conformes aux attentes des analystes. Son bénéfice net a augmenté de 4% à 7,3 milliards de francs et son chiffre d'affaires de 2% à 32,4 milliards de francs. Pour l'exercice en cours, il prévoit des résultats record pour la septième année consécutive en dépit d'une hausse de 20% des coûts liés à la recherche pharmaceutique. Dans un horizon à 2007, Novartis anticipe que sept de ses médicaments enregistreront des ventes annuelles de plus de 1 milliard de dollars. Par ailleurs, le groupe bâlois a augmenté sa participation dans son homologue Roche de 21,3% à 32,7% et n'entend pas aller au-delà de 33,3% des droits de vote. Il précise qu'il s'agit d'un investissement financier et stratégique à long terme. Novartis n'a pas l'intention de forcer Roche à une fusion contre la volonté des héritiers du fondateur, malgré les nombreuses synergies entre les deux sociétés. Les actionnaires familiaux détiennent 50,1% du capital de Roche. Affaire à suivre. Dans un autre registre, Nestlé recule de plus de 2%. Conformément aux rumeurs qui ont circulé récemment dans le marché, le groupe annonce le rachat de la division crèmes glacées de Mövenpick sans mentionner le montant de la transaction. Réalisé essentiellement à l'étranger, le chiffre d'affaires de la société dans ce secteur est de quelque 300 millions de francs. Nestlé est en quête d'autres acquisitions dans ce domaine, qui constitue l'un de ses principaux marchés. Le groupe a déjà racheté l'allemand Schoeller et l'américain Haagen-Dazs. En outre, il a fusionné ses activités dans les crèmes glacées avec le leader du marché américain, Dreyer, l'an passé. Pour sa part, Sulzer campe sur ses positions. Ses entrées de commandes ont reculé de 3% à 1,86 milliard de francs en 2002. Le groupe anticipe un bénéfice opérationnel positif, mais inférieur à celui de 2001. Il lui est difficile de se prononcer sur les perspectives pour 2003, mais il pourrait revoir à la baisse son objectif de chiffre d'affaires de 3 milliards de francs dans un horizon à 2005 en raison du ralentissement économique et des risques de guerre en Irak. Au sein des valeurs secondaires, la cotation du titre EMTS est suspendue jusqu'au 28 janvier à la demande de la société. L'opérateur de téléphonie mobile cite des suspicions d'irrégularités en connexion avec ses comptes de résultats 2001 et 2002. EMTS entend engager un consultant indépendant afin de mener une enquête.