Jeudi, le marché suisse atteint son plus haut niveau depuis deux mois dans des volumes en augmentation, soutenu par les excellentes performances des valeurs financières. Au sein des blue chips, Swisscom se replie de plus de 1% après avoir publié des résultats conformes aux attentes des analystes. Durant les neuf premiers mois de l'année, le bénéfice net de l'opérateur a fortement reculé à 1,21 milliard de francs, contre 5,75 milliards de francs en 2001. L'an passé, le profit de Swisscom avait été stimulé par un gain exceptionnel de 4,4 milliards de francs dû essentiellement à la vente d'une participation de 25% dans sa division mobile au géant britannique Vodafone. Son chiffre d'affaires a progressé de 10,57 milliards à 10,79 milliards de francs. Le groupe pourrait opter pour un programme de rachat d'actions d'un montant maximum de 3 milliards de francs plutôt que pour une acquisition. Au mois de mars, Swisscom, détenu à hauteur de 62,7% par l'Etat, avait consacré 4,3 milliards de francs au rachat de 9,9% de son capital. Dans un autre registre, ABB figure à nouveau sur le devant de la scène, en hausse de plus de 8%. Le titre profite une fois de plus d'espoirs de solution pour le problème de l'amiante aux Etats-Unis. Selon l'édition on line du Wall Street Journal, les groupes américains Halliburton et Honeywell, très concernés par cette affaire, font état d'importants progrès dans les négociations avec les plaignants. Ces derniers, après le récent triomphe des républicains aux élections de mi-mandat, se sont aperçus que le monde avait changé et sont pressés de parvenir à un règlement. En effet, le parti majoritaire au Sénat et au Congrès pourrait décider d'un changement de la loi favorable aux sociétés. Affaire à suivre. Dans le compartiment des bancaires, CS Group progresse de plus de 4%. Sa banque d'investissement, CS First Boston, annonce son intention de céder sa division de clearing de titres américaine Pershing pour un montant estimé à 1 milliard de dollars. Selon certaines rumeurs, elle aurait déjà reçu plusieurs offres. Pershing est tombé dans l'escarcelle du CS Group dans le cadre du rachat de l'américain Donaldson Lufkin & Jenrette en 2000. Cette future cession correspond tout à fait à la stratégie de CS Group, qui consiste à renforcer sa base de capital en se débarrassant de toutes ses activités périphériques.