La publication des commandes de biens durables aux Etats-Unis et des demandes d'allocations chômage, dans les deux cas en dessous des attentes, n'aura pas incité les investisseurs à sortir de leur réserve. Le SMI perd 0,24%, sous l'influence prépondérante des deux grosses capitalisations Nestlé et Novartis, qui représentent à elles seules 40% de l'indice. Nestlé publie des résultats globalement en ligne avec les estimations au niveau du bénéfice net (6,21 milliards), mais dans le bas de la fourchette quant aux ventes et à la croissance organique (5,1%). Les commentaires sur les perspectives 2004 étant sans surprise, et malgré une légère hausse du dividende à 7,2 francs, le titre subit quelques prises de bénéfices (–3,18%). Novartis (–0,35%), quant à elle, fait de nouveau l'objet de rumeurs quant à son rôle éventuel de «chevalier blanc» dans l'offre de rachat d'Aventis par Sanofi. Les autres pharmaceutiques ont des évolutions très contrastées, Roche engrangeant 2,21% et Serono baissant de 1,18%. Parmi les industrielles, Holcim (2,54%) bénéficie des bons résultats de son concurrent Lafarge. ABB (3,81%) et Swatch (0,76%) rebondissent dans le sillage du dollar, alors que Unaxis (0,39%) et Kudelski (0,49%) sont un peu moins entourées. Dans l'ensemble, les financières sont assez discrètes. Zurich s'effrite de 0,72% malgré l'augmentation d'objectif de cours d'un grand broker américain, Swiss Life (–0,44%), Swiss Re (–0,16%) et les bancaires UBS (0,16%) et Credit Suisse (–0,22%) manquent de dynamisme. Dans les services, la nouvelle du jour provient incontestablement d'Adecco (3,79%) qui déclare qu'aucune indication de détournements importants ou d'irrégularités qui pourraient avoir une importance significative pour la société n'a été trouvée. De plus, les principaux actionnaires ont confirmé leur intention de conserver leurs participations respectives.