Après avoir reculé de près de 7% durant les deux dernières séances, le marché suisse enregistre un rebond technique bienvenu en fin de semaine, grâce au bon comportement de Nestlé, Novartis et des bancaires. Wall Street s'appréciait sur les premiers échanges, à la veille du long week-end du Labor Day. La semaine prochaine, Givaudan et Zurich Financial Services publieront leurs résultats semestriels jeudi.

Parmi les blue chips, Nestlé se redresse fortement. Dans une interview publiée dans le Wall Street Journal, Peter Brabeck déclare qu'il ne versera pas 12 milliards de dollars pour se porter acquéreur du chocolatier américain Hershey. De plus, une telle opération se heurterait à des problèmes de concurrence, la part de marché de Hershey étant de 43% outre-Atlantique et celle de Nestlé de 12%. Afin d'éviter ce problème, le groupe américain pourrait être démantelé et ne vaudrait par conséquent plus les 12 milliards de dollars évoqués par certains analystes. Peter Brabeck refuse toutefois d'exclure formellement une offre sur Hershey. Affaire à suivre.

Dans un autre registre, Kudelski s'effondrait de plus de 30% vendredi, dans le sillage d'un avertissement sur ses résultats. Le groupe technologique romand prévoit d'enregistrer une perte nette comprise entre 15 et 20 millions de francs au premier semestre. Il publiera ses résultats le 12 septembre prochain. De surcroît, Kudelski réduit ses estimations de bénéfice sur l'ensemble de l'exercice 2002 de 120 à 130 millions de francs à 25 millions. Son chiffre d'affaires devrait atteindre 250 millions, au lieu des 400 à 450 millions prévus initialement. En annonçant ces changements drastiques, le groupe semble avoir perdu la confiance des investisseurs qui, choqués, sanctionnent lourdement le titre.

Dans le compartiment des financières, Swiss Re tente de se reprendre après s'être effondré de près de 14% la veille. En effet, Standard & Poor's indique avoir placé le rating AAA de la compagnie sous revue avec des implications négatives après la publication des résultats semestriels. Par ailleurs, un influent courtier américain juge le recul du titre très exagéré. Son niveau actuel constitue clairement une opportunité d'achat.