Un vente de panique a frappé les marchés boursiers internationaux en début de semaine. Malgré l'adoption du plan Paulson de sauvetage bancaire par les autorités américaines ce week-end, les intervenants sont effrayés par l'ampleur de la crise financière et par les risques de faillites d'instituts bancaires. Plombés par l'aggravation de la situation, le SMI a chuté de 6.1% à 6'458 points et le SPI de 5.8% à 5'369 points.

Les bancaires ont enregistré les plus fortes baisses du jour, alors que le gouvernement allemand a renfloué in extremis l'établissement Hypo Real Estate dimanche. Dans ce contexte alarmant, UBS a chuté de 12.8% à 20.90 francs, Julius Baer de 15.3% à 44.40 francs et Credit Suisse Group de 8.7% à 52.40 francs.

Les assurances n'étaient guère mieux loties, emmenées par Swiss Re (-13.35% à 53.20 francs) et Bâloise (-8.25% à 70 francs). Les cycliques ont également souffert des craintes de récession. ABB a fortement baissé de 9.9% à 18.68 francs, Swatch Group de 8.95% à 175 francs et Richemont de 7.4% à 45.32 francs. Les valeurs n'ont pas pu résister à la vague de ventes : Roche a perdu 5.1% à 171.90 francs et Nestlé 4.6% à 45.30 francs.

Au sein des valeurs secondaires, Micronas Semiconductor a fortement baissé de 7% à 5.95 francs. Les analystes d'UBS ont ramené l'objectif de cours du titre de 5.30 à 5 francs. La banque prévoit un ralentissement du côté des consommateurs ainsi qu'au niveau de la croissance du marché de l'automobile. Le rating a de ce fait été maintenu à « vendre ». Pour sa part, Basilea a annoncé lundi l'homologation, par les autorités allemandes, de son médicament Toctino pour le traitement de l'eczéma chronique des mains. Cette décision était attendue et est intervenue dans les temps, ce qui ne constitue pas une surprise pour les analystes. L'action n'a pas échappé à la tendance nettement négative du jour et a terminé en fort recul de 5.3% à 160.10 francs.