En milieu de semaine, le marché suisse se replie après avoir enregistré deux séances consécutives de hausse. Il flirte avec la marque psychologique des 4900 points. Le sommet des 5000 sera plus difficile à conquérir, alors que les inquiétudes relatives à un conflit en Irak continuent à peser sur le sentiment des investisseurs et que la saison des résultats des sociétés commence la semaine prochaine.

Parmi les grandes capitalisations de la cote, SGS se replie de plus de 1% à la veille de la publication de ses résultats durant l'exercice 2002 qui se tiendra avant l'ouverture de la Bourse. Selon les estimations des analystes, son bénéfice net devrait être compris entre 70 et 111 millions de francs, par rapport à une perte de 75 millions en 2001. La marge opérationnelle du groupe devrait augmenter de 5,9% à 8,2% et le chiffre d'affaires de 2,33 milliards de francs à 2,43 milliards. SGS, dont les effectifs ont été diminués de 32 339 à 30 712 collaborateurs, entend réduire ses coûts de 70 millions de francs par année. Le nouveau directeur du groupe, Sergio Marchionne, a pour objectif de doubler sa marge opérationnelle et de générer un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'ici à 2005. SGS veut ainsi se rapprocher de ses principaux rivaux, le français Bureau Veritas et le britannique Intertek.

Parmi les blue chips, Adecco affiche une sévère baisse de plus de 5%. Le titre réagit mal aux commentaires négatifs d'un courtier. Ce dernier revoit à la baisse ses estimations de résultats: il prévoit désormais une croissance organique de 3%, au lieu de 7%, pour les activités de l'agence de travail temporaire en Europe, en raison notamment de la déprime des marchés français et anglais. Il réduit en outre son objectif de cours sur Adecco de 80 à 65 francs. Au sein des valeurs secondaires, Swiss recule de près de 10%. Le directeur général du marketing et des ventes du groupe, Arjen Pen, annonce sa démission en raison de désaccords liés aux modifications dans l'organisation de sa division. Les analystes considèrent ce départ comme un mauvais signe pour la compagnie aérienne. La situation n'est guère favorable en ce moment et le titre a déjà perdu près de 30% depuis le début de cette année. Récemment, Swiss a annoncé la mise en place de tarifs discount baptisés Easy Savers sur les vols entre Genève et Londres, et Nice et Barcelone.